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Belgique

Des syndicats de taxis du monde entier réunis en Belgique contre Uber

«Uber dehors», peut-on lire sur cette voiture photographiée sur les rives du Pacifique à Lima, au Pérou, début septembre. Uber est un phénomène mondial.
«Uber dehors», peut-on lire sur cette voiture photographiée sur les rives du Pacifique à Lima, au Pérou, début septembre. Uber est un phénomène mondial. REUTERS/Mariana Bazo

C'est une première. Des représentants de syndicats de taxis venus du monde entier - d'Europe, des Etats-Unis, d'Afrique, d'Amérique latine et d'Asie, sont réunis depuis mardi 20 septembre à Anvers, en Belgique, pour tenter de trouver une réponse commune au phénomène Uber, le service de chauffeur à la demande, qui leur fait une grande concurrence.

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A Rio de Janeiro, à New York, en passant par Paris, Bruxelles ou Tokyo, le constat fait par la quarantaine de syndicats de taxis réunis à Anvers est le même, rapporte notre correspondante à Bruxelles, Joana Hostein.

« Uber est mauvais, parce que les conditions de travail des chauffeurs ne sont pas bien, leurs salaires ne sont pas bien », explique Frank Moreels, qui préside un syndicat du transport belge, FGTB Transport. Rappelons qu'en France l'organisme chargé de collecter les cotisations de sécurité sociale a engagé des poursuites contre le société américaine. L'Urssaf veut que les chauffeurs d'Uber ne soient plus considérés comme des travailleurs indépendants, mais comme des salariés.

Une concurrence déloyale

« C'est une concurrence déloyale vis-à-vis du monde du taxi, qui est réglementé », poursuit Frank Moreels.

Il faut, disent les participants à la rencontre, s'unir pour mieux lutter contre l'expansion de Uber, aujourd'hui présent dans plus de 500 villes à travers le monde.

« On ne va pas arrêter la modernité. Par contre, ce qu’il faut faire c’est regarder comment on va pouvoir répartir les recettes, les richesses qui vont se mettre en place pour que les gens puissent continuer à consommer demain », observe Philippe Lesco de la CSC Transcom.

« Comment les gens pourraient-ils consommer demain s’ils n’ont plus de travail ? Donc, comment va-t-on faire en sorte de taxer les machines pour pouvoir avoir une répartition correcte ? Il va falloir qu’on revérifie », plaide-t-il auprès du média belge francophone RTBF.

La RTBF rappelle au passage qu'en Europe, les transports et les taxis occupent 2,7 millions de personnes.

Il faut sensibiliser les autorités, mais aussi l'opinion publique selon Clairton Serafini, qui arrive tout droit du Brésil, où des cas de viols ont été répertoriés dans des voitures Uber.

« Il y a aussi un travail de conscientisation à faire pour que les gens sachent qu'en embarquant dans une voiture sous contrat avec Uber, ils vont contribuer à l'évasion fiscale, au blanchiment d'argent, qu'ils mettent leur vie et leur intégrité physique en danger », confie-t-il.

Les chauffeurs de taxi manifestent régulièrement contre leurs concurrents d'Uber. Pour ne pas se mettre à dos l'opinion publique, mieux vaudrait-il éviter de paralyser les rues lors de manifestations, ont suggéré certains. Pas sûr que cette idée figure dans les conclusions de la réunion.

→ À relire : La société Uber valorisée à 50 milliards de dollars

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