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Syrie/Russie

Intervention russe en Syrie: un an après, quel est le bilan pour Moscou?

Un pilote russe s'apprète à décoller à bord d'un Soukhoï SU-25, à la base militaire de Hmeimim, dans la province de Lattaquié, en Syrie.
Un pilote russe s'apprète à décoller à bord d'un Soukhoï SU-25, à la base militaire de Hmeimim, dans la province de Lattaquié, en Syrie. Vadim Grishankin / RUSSIAN DEFENCE MINISTRY / AFP

Cela fait un an que Vladimir Poutine a lancé l'intervention militaire russe en Syrie en soutien au régime de Bachar el-Assad. Une intervention qui a envenimé une crise diplomatique déjà bien installée depuis le conflit ukrainien avec les Etats-Unis. Ces derniers jours, le ton ne cesse de monter et la communauté internationale appelle la Russie à cesser son offensive à Alep, une offensive sans précédent à moins de deux mois de la fin du mandat de Barack Obama. Quel est le bilan et quelle est la stratégie de Vladimir Poutine en Syrie ?

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Avec notre correspondante à Moscou, Elena Volochine

Pour les analystes russes, parmi les objectifs atteints par Vladimir Poutine, il y a l'installation de la Russie sur le devant de la scène géopolitique.

Quant au régime de Bachar el-Assad, tant que la Russie et l'Iran combattent en Syrie, il n'a rien à craindre, mais le but désormais est d'aider l'armée syrienne à reprendre le contrôle dans toutes les zones peuplées du territoire, comme l'explique le politologue Vladimir Frolov. « Moscou estime qu'elle a une marge de manœuvre pour obtenir une victoire militaire malgré les protestations de l'Occident. Les Russes pensent que l'administration d'Obama ne prendra pas de mesures fortes. »

Parmi ces mesures qui pourraient contraindre Vladimir Poutine à infléchir sa stratégie, il y aurait la livraison par les Etats-Unis de systèmes de défense anti-aérienne et d'artillerie aux rebelles. Mais pour les experts, un tel scénario est peu probable. « Bien sûr, un choc armé frontal avec la Russie en Syrie fait peur à l'Occident, poursuit Vladimir Frolov. La Russie calcule bien cela et pour le moment, ne redoute aucune riposte. » Parce qu'elle obtient raison par la force et non pas par la diplomatie, pour l'heure, la Russie n'est pas prête à céder aux ultimatums.

C'est un bilan positif pour la Russie dans la mesure où aujourd’hui les Russes discutent de nouveau d'égal à égal avec les Américains...

 

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