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UE / Russie

Les eurodéputés fustigent la «propagande» anti-européenne de Moscou

Vladimir Poutine a estimé que la résolution du Parlement européen était signe de dégradation de l'idée de démocratie en Occident.
Vladimir Poutine a estimé que la résolution du Parlement européen était signe de dégradation de l'idée de démocratie en Occident. Sputnik/Alexei Druzhinin/Kremlin via REUTERS

Le Parlement européen a dénoncé ce mercredi 23 novembre une «propagande» anti-européenne de plus en plus virulente de la part de la Russie. Dans une résolution, il appelle l’UE à réagir par un discours offensif et qu'elle fasse de cette communication stratégique une priorité. Cette résolution n'est pas passée inaperçue à Moscou.

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Le Parlement européen se dit gravement préoccupé par la désinformation et la propagande de la Russie visant à affaiblir et à diviser l’Union européenne. Pour cela, accusent les eurodéputés, Moscou utilise différents moyens, comme la chaîne d’information multilingue Russia Today, des « soi-disant agences d’information », telles que Sputnik, ou encore une armée de « trolls » qui agissent sur les réseaux sociaux.

Dans le texte de la résolution, adoptée par 304 voix, contre 179 et 208 abstentions, le Parlement estime par ailleurs que l’Etat russe injecte dans cette opération des sommes considérables, soit directement, soit par l’intermédiaire d’entreprises ou d’organisations qu’il contrôle. Il dénonce également le soutien russe apporté aux partis d'extrême droite et aux forces populistes qui nient les valeurs fondamentales des démocraties libérales.

En Russie, le débat au Parlement européen  sur « la guerre de l'information menée par la Russie » a fait l’ouverture des journaux télévisés, avant les sujets d'actualité intérieure, rapporte notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne. Le président Poutine en personne s'est exprimé, estimant que cette résolution était un signe de dégradation de l'idée de démocratie en Occident.

Les médias visés par les accusations des eurodéputés ont aussitôt protesté, d'autant que dans la même résolution, les parlementaires européens ont également dénoncé la propagande des organisations jihadistes. La rédactrice en chef de Sputnik et Russia Today, Margarita Simonyan, a lancé un appel à l'ONU, l’Unesco, l'OSCE, Reporters sans frontière et d'autres organisations défendant la liberté de la presse, affirmant craindre la suspension des médias russes dans l'Union européenne. Le président de la commission des Affaires étrangères à la Douma a menacé de prendre des mesures de rétorsion.

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