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Italie

Italie: Paolo Gentiloni, fidèle de Matteo Renzi, chargé de prendre sa relève

Paolo Gentiloni, le 11 décembre 2016 au siège de la présidence de la République italienne à Rome.
Paolo Gentiloni, le 11 décembre 2016 au siège de la présidence de la République italienne à Rome. REUTERS/Remo Casilli

Le président de la République italienne, Sergio Mattarella, a demandé au ministre sortant des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, 62 ans, de former un gouvernement. « Nous travaillerons dans le cadre du gouvernement et de la majorité actuelle », a indiqué le président du Conseil désigné, laissant entendre qu'il confirmera plusieurs ministres à leur poste après la chute de Matteo Renzi, dont il est un proche. Le vote de confiance est attendu cette semaine.

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Avec notre correspondante à Rome,  Anne Le Nir

Il était l’un des fidèles du chef du gouvernement sortant. Une semaine après le référendum perdu qui a poussé Matteo Renzi vers la sortie, le président de la République a chargé Paolo Gentiloni, actuel chef de la diplomatie, de former un nouveau cabinet.

Comme le veut la tradition, le ministre des Affaires étrangères sortant a accepté « avec réserve » de former une équipe, qui sera tout de même la 64e depuis la Seconde Guerre mondiale. « Avec réserve », cela signifie que le nouveau Premier ministre désigné peut encore peaufiner la liste de son équipe ministérielle.

Une figure du Parti démocrate italien

Paolo Gentiloni est un pilier du Parti démocrate. Proche de Matteo Renzi, il est en revanche très différent de son prédécesseur, dans le style comme au niveau du caractère. Bien qu'étant issu d'une famille noble, il est totalement allergique aux salons mondains. Marié à une architecte, sans enfant, Paolo Gentiloni est un homme pondéré, âgé de 62 ans, d’apparence plus nordique que latine.

D’orientation centriste, cet ancien journaliste a été élu député pour la première fois en 2001. Ministre sous le gouvernement de Romano Prodi de 2006 à 2008, il participé à la fondation du Parti démocrate. Réélu député en 2008 et en 2013, il s'est vu confier le portefeuille des Affaires étrangères suite à la nomination à l’été 2014 de Federica Mogherini à la tête de la diplomatie européenne. Très apprécié par ses homologues étrangers dans son rôle de chef de la diplomatie italienne, Paolo Gentiloni a aussi toute l’estime du Vatican. Et pas seulement parce qu’il est l’un des descendants du comte Ottorino Gentiloni-Silveri, l’homme de confiance du pape Pie X.

Paolo Gentiloni entend désormais prendre la tête d’un nouvel exécutif dans la plénitude de ses fonctions, un gouvernement sans date de péremption indiquée, qui devra réformer les deux modes de scrutin à la Chambre des députés et au Sénat. Cela afin de les rendre homogènes pour garantir une majorité stable au parti ou à la coalition qui remportera les prochaines législatives.

L'exécutif devra aussi se montrer capable d’adopter certaines mesures considérées comme nécessaires, notamment un décret urgent pour le sauvetage du Monte dei Paschi di Siena, troisième banque du pays - la plus ancienne au monde - au bord de la faillite.

Vote de confiance désormais attendu

Mais avant tout, la nouvelle équipe devra se soumettre à un vote de confiance à la Chambre des députés et au Sénat mercredi 14 décembre. Il devrait l'obtenir sans difficulté, puisque la majorité sur laquelle il s’appuiera sera pratiquement la même que celle dont disposait Matteo Renzi. Les partis d'opposition ont en effet refusé l’hypothèse d’un gouvernement dit d’unité ou de responsabilité nationale.

Paolo Gentiloni aura peu de temps pour arrêter la liste de ses ministres, avec lesquels il prêtera serment devant le chef de l’Etat, avant le Conseil européen du 15 décembre. L’urgence, c’est aussi de rassurer le pays, les marchés financiers et bien entendu l’Europe.

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