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Union européenne

Le Parlement européen va élire son nouveau président

Le Parlement européen de Strasbourg, le 10 mai 2016.
Le Parlement européen de Strasbourg, le 10 mai 2016. REUTERS/Vincent Kessler

L'élection du nouveau président du Parlement européen à Strasbourg démarre ce mardi 17 janvier. Les candidats à la succession de Martin Schultz sont désormais connus mais c'est surtout le suspense qui prévaut jusqu'ici sur le résultat que donnera ce vote même si le retrait annoncé de la compétition de Guy Verhofstadt ce mardi matin peut modifier la donne.

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Avec notre envoyée spéciale à StrasbourgAnastasia Becchio

En ouvrant la première session de l’année, le président sortant, Martin Schultz, a lu les noms des prétendants à sa succession : ils sont 7 candidats aux profils très divers. Il y a même un europhobe du groupe co-présidé par Marine Le Pen. Quant aux Verts, qui savent qu’ils n’ont pas beaucoup de chances d’obtenir la présidence du Parlement, ils ont délibérément choisi une candidate britannique.

Deux Italiens favoris

Mais c’est entre deux Italiens que le scrutin devrait se jouer. En vertu d’un engagement pris en 2014, le PPE et le PSE, les deux grandes formations de l’hémicycle devaient occuper le perchoir chacun leur tour. Mais les sociaux-démocrates ont décidé d’en finir avec la grande coalition et de présenter leur candidat, Gianni Pitella. Raison affichée : on ne peut pas laisser le Parlement entre les mains des conservateurs, sachant qu’ils sont déjà à la tête de la Commission et du Conseil européen.

Du côté du PPE, l’ancien porte-parole de Berlusconi et ancien commissaire à l’Industrie, Antonio Tajani dispose d’un léger avantage mathématique sur son principal rival Gianni Pitella, son groupe de 217 députés étant le plus important dans l’hémicycle mais il devra gagner des voix au-delà de son camp.

Guy Verhofstadt se retire de la course

De ce fait, l'élection s'annonce très ouverte car aucun de ces deux «grands» candidats ne peut être élu qu'avec les voix de son mouvement.

Un troisième homme se serait bien vu dans le costume de président du Parlement, c’est l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, sans doute le plus expérimenté. Mais le chef du parti centriste ALDE, dont les chances s'étaient réduites depuis sa tentative de pactiser avec le groupe italien 5 étoiles, a jeté l'éponge ce mardi. Il ouvre ainsi la voie à une alliance de son groupe avec la droite (PPE), en faveur de son candidat, l'Italien Antonio Tajani. Guy Verhofstadt pouvait compter sur le soutien de 68 parlementaires.

Le scrutin : mode d'emploi

Le premier tour débutera vers 9h30, une fois que les 7 candidats auront utilisé leurs 3 minutes réglementaires pour s’exprimer. Le vote est à bulletins secrets. Pour être élu, un candidat doit remporter la majorité absolue des suffrages exprimés, soit 376 voix. Si personne n’est élu, les mêmes candidats ou d’autres peuvent se présenter pour un deuxième, voire un troisième tour. Si à l’issue de ce 3ème tour aucun candidat ne décroche la majorité absolue, les deux candidats qui ont obtenu les meilleurs résultats s’affrontent alors dans un quatrième et dernier tour.


A quoi sert le président du Parlement européen ?

Martin Schultz aime à rappeler que le Parlement est la seule institution européenne dont les membres sont élus au suffrage universel direct tous les 5 ans. Son président qui dirige l'ensemble des activités de l'organe législatif, cosigne avec le président du Conseil, les lois et le budget de l'Union. Il est lui, désigné pour une moitié de législature, soit deux ans et demie, élu à la majorité des suffrages exprimés des 751 eurodéputés, dans un scrutin à bulletins secrets.

Au cours des deux mandats qu'il a effectués à la tête de l'institution, Martin Schultz a contribué à donner plus de visibilité au Parlement, n'hésitant pas à s'imposer dans tous les grands rendez-vous au sommet. Il représente les députés auprès de la Commission et du Conseil européen.

Dans un récent entretien, Martin Schultz avançait trois domaines qui, selon lui, constitueront les grandes batailles futures au Parlement européen : adapter l'Europe à la mondialisation, renforcer la primauté du droit et affiner l'équilibre entre liberté et sécurité. Vaste programme qu'il laisse à son successeur qui doit être désigné ce lundi.

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