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Union européenne / Portugal

Propos «racistes»: le Portugal veut la démission du patron de l'Eurogroupe

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem;
Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem; AFP Photo / Thierry Charlier

Antonio Costa, le Premier ministre socialiste du Portugal, a réclamé, ce mercredi 22 mars, la démission du chef de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. En cause, des propos de M. Dijsselbloem vus comme « racistes » et « xénophobes » à l'égard des pays du sud de la zone euro.

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« Pour moi, social-démocrate, je pense que la solidarité est extrêmement importante. Mais celui qui la réclame a aussi des devoirs. Je ne peux pas dépenser tout mon argent pour le schnaps et les femmes et ensuite réclamer leur soutien »... Cette phrase, prononcée par Jeroen Dijsselbloem, le chef de l'Eurogroupe, dans un entretien publié le 20 mars par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, sème l'émoi dans l'Europe du Sud, à commencer par le Portugal.

« Vision raciste »

« Dans une Europe sérieuse, M. Dijsselbloem serait déjà viré. Il est inacceptable qu'une personne qui a un comportement comme cela et qui a une vision raciste, xénophobe et sexiste sur une partie des pays européens puisse présider une organisation comme l'Eurogroupe », s'est emporté, ce mercredi 22 mars, Antonio Costa, le chef du gouvernement portugais. Ces déclarations, a-t-il poursuivi, sont  « inacceptables et même dangereuses car elles montrent bien le danger du populisme », qui « n'est pas l'apanage » du député néerlandais d'extrême droite Geert Wilders.

« Fait pour aucun poste »

« M. Dijsselbloem a choqué, il a déshonoré toute l'Europe et il montre qu'il n'est fait pour aucun poste au sein des institutions européennes », a encore insisté M. Costa.
Jeroen Dijsselbloem perdra dans les prochaines mois son poste de ministre des Finances après la déroute historique de son Parti travailliste aux dernières législatives aux Pays-Bas, mais son mandat à la tête de l'Eurogroupe court jusqu'au 1er janvier 2018.

(avec AFP

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