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Union européenne / Royaume-Uni

Brexit: le Parlement européen fixe ses «lignes rouges» en vue de la discussion

Le Parlement européen de Strasbourg, en séance plénière ce mercredi 5 avril 2017 pour acter les «lignes rouges» de l'UE face au Royaume-Uni sur le Brexit.
Le Parlement européen de Strasbourg, en séance plénière ce mercredi 5 avril 2017 pour acter les «lignes rouges» de l'UE face au Royaume-Uni sur le Brexit. REUTERS/Vincent Kessler

Une semaine après l'activation, par la Première ministre britannique, du fameux article 50 des traités déclenchant la procédure de divorce entre le Royaume-Uni et l'UE, les députés européens, réunis en session plénière à Strasbourg, ont débattu ce mercredi 5 des « lignes rouges » à ne pas accepter de franchir dans la négociation à venir. Le débat s'est déroulé en présence du négociateur en chef de l'Union, Michel Barnier. Une résolution a été adoptée à une majorité large.

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Avec notre envoyée spéciale à Strasbourg,  Joana Hostein

Il faut négocier en toute amitié, sans hostilité, mais avec fermeté dans l’intérêt des Vingt-Sept. Les eurodéputés ont rappelé ce mercredi les règles du jeu de la discussion à venir avec Londres, alors que le processus du Brexit est désormais lancé.

D’abord divorcer, puis discuter de la future relation entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, protéger les droits des citoyens, et enfin, respecter les engagements financiers. Ces priorités sont partagées par le négociateur européen en chef.

Nigel Farage, du parti britannique eurosceptique Ukip, peu avant le débat au Parlement européen ce mercredi 5 avril 207.
Nigel Farage, du parti britannique eurosceptique Ukip, peu avant le débat au Parlement européen ce mercredi 5 avril 207. REUTERS/Vincent Kessler

« 85 % de l’économie mondiale se trouve en dehors de l’UE »

« Nous ne chercherons jamais à punir le Royaume-Uni, assure Michel Barnier. Nous demanderons au Royaume-Uni de payer simplement ce à quoi il s’est engagé. Nous devons, Mesdames et Messieurs, simplement solder les comptes»

Dans le camp des eurodéputés « Brexiteurs », encore présents au Parlement, on n’apprécie guère ce qu’on qualifie « d’exigence européenne ». Le Britannique Nigel Farage s'en est pris à ce qu'il qualifie de « monde étriqué ».

« Ce qui doit être très difficile pour vous tous, c’est de vous enfoncer dans la tête qu’il y a un monde moins étriqué, là à l’extérieur de l’UE ! 85 % de l’économie mondiale se trouve en dehors de l’Union européenne », a-t-il plaidé.

« Et si vous voulez ne pas avoir d’accord, si vous voulez nous obliger à quitter la table des négociations, ce n’est pas à nous que cela fait mal », considère celui qui fut l'un des principaux acteurs du rejet de l'Union au référendum.

Antonio Tajani, président du Parlement européen, le 5 avril 2917 à Strasbour.
Antonio Tajani, président du Parlement européen, le 5 avril 2917 à Strasbour. REUTERS/Vincent Kessler

Une fois le Royaume-Uni parti, il faudra réformer l'Union européenne

Les eurodéputés ont également insisté ce mercredi sur la nécessité de rester unis. Le Brexit, c’est aussi la naissance de l’Europe à Vingt-Sept. Une Europe qui a besoin de se réformer profondément, ont insisté les parlementaires.

La résolution a été adoptée pour les parlementaires européens avec 516 voix pour, 133 voix contre et 50 abstentions dans les rangs. « Votre vote sera décisif pour décider des conditions de la future sortie », a promis le président du Parlement, Antonio Tajani.

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