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Hongrie

Hongrie: Orban reçoit Netanyahu, une visite gagnant-gagnant

En recevant Benyamin Netanyahu, Viktor Orban espère faire taire les accusations d'antisémitisme à son encontre.
En recevant Benyamin Netanyahu, Viktor Orban espère faire taire les accusations d'antisémitisme à son encontre. REUTERS/Kacper Pempel

La Hongrie accueille ce mardi 18 juillet le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. Il s’agit du premier déplacement d’un dirigeant israélien à Budapest depuis la chute du communisme en 1989. La Hongrie compte une communauté juive de 100 000 personnes, la plus importante d’Europe centrale. Le Premier ministre  hongrois Viktor Orban et son homologue israélien Benyamin Netanyahu espèrent tous les deux tirer profit de cette visite.

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Benyamin Netanyahu et Viktor Orban ont en commun un ennemi, en la personne du milliardaire juif américain d’origine hongroise George Soros, note notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil. Il y a huit jours, le Premier ministre israélien n'a pas hésité à apporter son soutien à une campagne du gouvernement hongrois contre l'homme d'affaires, pourtant jugée antisémite par son propre ambassadeur à Budapest ainsi que par la Fédération des communautés juives de Hongrie.

Le milliardaire, rescapé de la Shoah et lui-même ancien réfugié, est dans la ligne de mire des deux gouvernements. Viktor Orban lui reproche ses prises de position en faveur des réfugiés en Hongrie quand Benyamin Netanyahu critique son soutien aux organisations anti-occupation B'Tselem et Brisons le silence.

En recevant Netanyahu, Orban espère ainsi calmer ces critiques qui l’accusent d’attiser l’antisémitisme pour séduire les électeurs d’extrême droite, analyse notre correspondante à Budapest, Florence La Bruyère. Les deux chefs de gouvernement participeront ensemble à une commémoration en hommage aux victimes hongroises de l’Holocauste.

Benyamin Netanyahu, de son côté, a besoin d’alliés qui approuvent sa politique vis-à-vis des Palestiniens. Pour cela, il peut compter sur le soutien de Viktor Orban, qui ne cesse de dénoncer le terrorisme islamiste. Mercredi les Premiers ministres tchèques, polonais et slovaques se joindront aux discussions dans la capitale hongroise. Le chef du gouvernement israélien espère trouver une oreille attentive chez ces dirigeants d’Europe centrale, très méfiants vis-à-vis des populations arabes du Moyen-Orient qu’ils assimilent à des terroristes en puissance.

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