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Serbie / Bosnie-Herzégovine

Ex-Yougoslavie: acquittement de l’ancien chef militaire de Srebrenica

Naser Oric, l'ancien chef de guerre musulman bosniaque de l'enclave de Srebrenica, le 3 juillet 2008, à la sortie du Tribunal pénal international de La Haye.
Naser Oric, l'ancien chef de guerre musulman bosniaque de l'enclave de Srebrenica, le 3 juillet 2008, à la sortie du Tribunal pénal international de La Haye. REUTERS/Michael Kooren/File Photo

L’ancien commandant militaire de l’enclave de Srebrenica au temps de la guerre, Naser Oric, a été acquitté, à Sarajevo, dans un procès pour des crimes de guerre commis en 1992. Sa libération a été saluée par les associations de victimes bosniaques et dénoncée par des représentants des Serbes de Bosnie.

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Avec notre correspondant à BelgradeLaurent Rouy

Jugé pour la troisième fois, pour crimes de guerre, l’ancien chef militaire de l’enclave de Srebrenica a été innocenté par le tribunal de Bosnie-Herzégovine.

Naser Oric avait été condamné en 2006 par le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye pour des crimes de guerre commis contre des civils serbes. Il avait ensuite été innocenté en 2008, au motif que si les crimes avaient bien eu lieu, sa responsabilité n’était pas démontrée.

Naser Oric avait, à nouveau, été arrêté en Suisse en 2015, à la demande de la Serbie. Mais, après une grosse pression diplomatique de la part des Bosniaques, il avait finalement été extradé dans son pays d'origine, la Bosnie.

Limites de la justice de guerre dans les Balkans

Naser Oric fait partie des quelques leaders militaires emblématiques des guerres de l’ex-Yougoslavie érigés en symbole, soit de l’héroïsme soit de l’atrocité, par les populations qui avaient été impliquées dans la guerre.

Si, pour le massacre de Srebrenica, de nombreux responsables serbes ont été, à juste titre, condamnés à des lourdes peines, la justice a échoué à désigner des coupables pour les crimes de guerre subis par plus d’un millier de civils serbes dans la même zone.

L'acquittement de Naser Oric, à Sarajevo, montre une fois de plus les difficultés et les limites de la justice de guerre dans les Balkans.

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