Accéder au contenu principal
Slovaquie / Droit de l'homme

Slovaquie: le meurtre de Jan Kuciak provoque une crise politique dans le pays

Pendant la marche en hommage au journaliste Jan Kuciak et sa compagne Martina Kusnirova, les participants ont déposé des bougies devant le siège du gouvernement. Bratislava, le 2 mars 2018.
Pendant la marche en hommage au journaliste Jan Kuciak et sa compagne Martina Kusnirova, les participants ont déposé des bougies devant le siège du gouvernement. Bratislava, le 2 mars 2018. REUTERS/Radovan Stoklasa

Plusieurs milliers de personnes se sont réunies le 2 mars au soir dans la capitale Bratislava et dans d’autres villes de Slovaquie pour rendre hommage au journaliste Jan Kuciak, assassiné avec sa compagne alors qu’il enquêtait sur des liens entre la mafia italienne et des personnalités proches du gouvernement. L’enquête de police suit son cours tandis que ce double homicide provoque une crise politique dans le pays.

Publicité

Avec notre correspondant régional, Alexis Rosenzweig

Beaucoup de bougies ont été déposées devant les photos du jeune couple assassiné avant une minute de silence dans un froid glacial ce 2 mars à Bratislava. Des slogans de colère ont ensuite été entendus, avec une demande en particulier : la démission du chef du gouvernement slovaque Robert Fico et de son ministre de l'Intérieur.

Un gouvernement déjà diminué par la démission du ministre de la Culture ainsi que celle de deux de ses conseillers soupçonnés de liens avec certains des hommes d’affaires italiens interpellés dans le cadre de l’enquête, après la publication de l’article inachevé de Jan Kuciak sur les activités de la mafia calabraise ‘Ndrangheta en Slovaquie.

« Sales prostituées antislovaques »

Robert Fico va devoir s’employer pour résister au choc provoqué par ce drame dans l’opinion. Lui qui n’avait pas hésité récemment à traiter des reporters de « sales prostituées antislovaques ». Des insultes pour lesquelles le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), de passage à Bratislava, lui a demandé de présenter des excuses.

Plusieurs collègues de Jan Kuciak se sont quant à eux engagés à « poursuivre son travail ». « Nous devons défendre la vérité et la démocratie avec le même dévouement que lui. » C'est ce qu'a déclaré l’un des plus âgés d’entre eux qui souligne avoir participé à la « révolution de velours » de 1989 « sans se douter à l’époque que la corruption viendrait menacer à ce point la liberté ».

Après l'enterrement de sa fiancée vendredi, les obsèques de Jan Kuciak sont prévues ce samedi, le 3 mars.

Sur le portail du siège du gouvernement, un manifestant a placé une affiche sur laquelle on peut lire : «Nous ne sommes pas une République bananière».
Sur le portail du siège du gouvernement, un manifestant a placé une affiche sur laquelle on peut lire : «Nous ne sommes pas une République bananière». REUTERS/Radovan Stoklasa

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.