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Royaume-Uni / Russie

Un ex-espion russe réfugié au Royaume-Uni retrouvé inconscient sur un banc

L'ex-espion russe retrouvé inconscient sur un banc avait été jugé coupable d'avoir fourni des informations au MI6, dont le siège se trouve à Londres.
L'ex-espion russe retrouvé inconscient sur un banc avait été jugé coupable d'avoir fourni des informations au MI6, dont le siège se trouve à Londres. SHAUN CURRY / AFP

S’agit-il d’une nouvelle affaire Litvinenko ? Au Royaume-Uni, un homme hospitalisé dimanche 4 mars après avoir été exposé à une « substance inconnue » s'avère être un ancien espion russe qui avait été jugé en Russie pour avoir fourni des informations à la Grande-Bretagne.

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Tout a commencé dimanche après-midi quand la police a signalé un « incident majeur » à Salisbury dans le sud du pays et mis en quarantaine plusieurs endroits de la ville ainsi que le service des urgences d'un de ses hôpitaux.

Les policiers avaient été alertés par des passants ayant découvert un homme et une jeune femme inconscients sur un banc aux abords d'un centre commercial. Les médias affirment lundi 5 mars au soir que l'homme hospitalisé dans un état critique après avoir été exposé à une substance pour le moment non identifiée s'appelle Sergueï Skripal.

Il s'agit d'un ancien colonel appartenant aux services secrets russes, âgé de 66 ans. Il avait été accusé par Moscou d'avoir livré les noms d'agents russes travaillant en Europe au MI6, les renseignements britanniques. Jugé pour haute trahison et emprisonné en Russie en 2006, il avait été gracié quatre ans plus tard et avait trouvé refuge en Grande-Bretagne après un échange avec d'autres espions américains et russes.

Les circonstances rappellent beaucoup la mort de l'ancien espion Alexandre Litvinenko, empoisonné en 2006 par deux agents russes à Londres, et les spéculations vont désormais bon train sur une possible tentative d'assassinat similaire. La police pour sa part souligne que les services de contre-terrorisme ne sont pas à ce stade impliqués et qu'il est encore trop tôt pour parler d'empoisonnement criminel.

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