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Russie

Russie: la vague d'indignation des Occidentaux, une aubaine pour Poutine?

Meeting organisé à Sébastopol, à l'occasion du quatrième anniversaire de l'annexion de la Crimée par Moscou, le 14 mars 2018.
Meeting organisé à Sébastopol, à l'occasion du quatrième anniversaire de l'annexion de la Crimée par Moscou, le 14 mars 2018. REUTERS/Maxim Shemetov

La Russie est de plus en plus clairement dans le collimateur des pays occidentaux. Alors qu'une crise diplomatique bat son plein avec le Royaume-Uni, l’administration Trump a finalement décidé de prendre des sanctions, en représailles à l’ingérence prêtée à Moscou lors de la campagne présidentielle américaine de 2016. Pas de quoi inquiéter Vladimir Poutine, en passe d'obtenir un nouveau mandat de président.

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Comme un parfum de guerre froide... Si l'administration Trump continue de démentir toute collusion, elle considère finalement que l'ingérence prêtée à Moscou dans la campagne présidentielle 2016 justifie des sanctions contre des ressortissants et des entités russes. Sont visées une vingtaine de personnalités, dont des proches de Vladimir Poutine, ainsi que les services de renseignement intérieurs russes et les services secrets de l’armée.

Démenti absolu de Moscou

La Russie n'a pas mis longtemps à réagir, observe notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot. Montrée du doigt dans l’affaire de l’empoisonnement de l'ex-agent double Sergueï Skripal, montrée du doigt pour son ingérence supposée dans la campagne présidentielle américaine de 2016 ; dans les deux cas, c’est la même ligne de défense qui est adoptée. A savoir que tout cela n’est que fabrication de l’Occident pour nuire à la position russe sur la scène internationale.

Dans l'affaire Skripal, Moscou a dit que le principe de réciprocité serait appliqué dans les sanctions prises à son encontre par le Royaume-Uni. La Fédération va sans doute expulser des diplomates britanniques, le ministre des Affaires étrangères l'a confirmé. La Russie reste sur sa position de démenti absolu. Et pour terminer de se dédouaner, elle affirme qu’il n’y a jamais eu, ni à l’époque soviétique, ni après l’effondrement de l’URSS, de programme « Novichok », du nom de ce gaz qui aurait été utilisé pour attenter à la vie de Sergueï Skripal.

Poutine tient tête à l'Occident

Quel impact ces évènements peuvent-ils avoir sur le premier tour de l'élection présidentielle russe, qui aura lieu dimanche ? Peuvent-ils peut-elle nuire à l’image de Vladimir Poutine ? C’est peu probable. On peut même penser que c’est l’inverse qui risque de se produire, car une partie de la popularité du président russe repose justement sur sa capacité à tenir tête à l’Occident.

Lorsqu’on interroge les Russes sur l’affaire Skripal, on réalise assez vite qu’une majorité d’entre eux a adopté le point de vue des autorités, dans ce cas comme d’ailleurs pour les accusations de dopage ou d’ingérence électorale. La Russie serait la victime d’une machination et n’est absolument pas responsable des faits qui lui sont imputés. Le réflexe patriotique, le réflexe de défense nationale, est devenu tel qu’à chaque mise en cause de Moscou à l’international, Vladimir Poutine en ressort, paradoxalement, renforcé auprès de ses électeurs.

à (ré)écouter: Présidentielle russe, la génération Poutine face au choix des urnes

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