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Europe / Facebook

Scandale Cambridge Analytica: l'Europe exige des réponses de Facebook

Malgré ses excuses, Facebook n'a pas réussi à faire retomber la polémique.
Malgré ses excuses, Facebook n'a pas réussi à faire retomber la polémique. Christophe SIMON / AFP

La Commission européenne a demandé à Facebook d'apporter des réponses dans les deux prochaines semaines aux questions soulevées par le scandale Cambridge Analytica, notamment si les données personnelles d'Européens avaient été touchées.

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Selon un courrier envoyé le 26 mars, l'exécutif européen souhaite que le réseau social américain l'informe des mesures envisagées pour éviter qu'une affaire comme Cambridge Analytica puisse se reproduire.

« Je vous écris pour mieux comprendre comment les données d'utilisateurs de Facebook, y compris potentiellement celles de citoyens de l'UE, sont tombées dans les mains de tierces parties à leur insu et sans leur consentement », indique la commissaire européenne en charge de la Justice, Vera Jourova, dans une lettre adressée au résol social.

« Je voudrais aussi savoir quels sont vos plans pour faire face aux récentes révélations », ajoute Vera Jourova, qui précise qu'elle apprécierait une réponse dans les deux prochaines semaines à ses questions.

Publicité d'excuse

Malgré ses excuses, Facebook n'a pas réussi à faire retomber la polémique sur la protection jugée insuffisante de ses utilisateurs, mise au jour dans les révélations sur l'exploitation à des fins politiques des données de 50 millions de personnes par la firme britannique Cambridge Analytica.

Ces révélations ont poussé les dirigeants des 28 pays de l'UE à se saisir du dossier lors d'un sommet réuni les 22 et 23 mars à Bruxelles. Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a invité le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, à venir s'expliquer devant les eurodéputés.

Le scandale Cambridge Analytica a déjà fait partir en fumée plus de 70 milliards de dollars de capitalisation boursière au groupe, qui s'est offert une pleine page de publicité dans la presse britannique et américaine le 25 mars pour présenter de nouveau ses excuses.


La réponse de Zuckerberg aux demandes de l’UE

Des excuses dans plusieurs médias américains, une pleine page de contrition même ce dimanche dans le New York Times, mais la polémique ne retombe pas, rapporte notre correspondant à San Francisco, Eric de Salve. La Commission européenne et une commission parlementaire britannique haussent le ton pour entendre Mark Zuckerberg en personne « compte tenu, écrit un député anglais, de la gravité des allégations ».

Mais le patron de Facebook refuse toujours d’être auditionné en Europe. Il préfère se faire représenter. C’est ce qu’a répondu au Parlement britannique une responsable de sa communication. En revanche, ces derniers jours, Zuckerberg a fini par accepter le principe d’une audition, mais devant le Congrès américain.

Depuis des mois, les sénateurs américains souhaitent l’entendre sur l’utilisation de sa plateforme par la Russie pour influencer la campagne américaine de 2016. Ils souhaitent aussi savoir comment les données personnelles de millions d’utilisateurs ont pu être captées à des fins politiques.

En attendant, les députés britanniques ont auditionné ce mardi Christopher Willy, celui par lequel le scandale Cambridge Analytica a été révélé. Selon ce lanceur d’alerte, sans l’intervention de Cambridge Analytica pour le Brexit « le résultat du référendum aurait été différent ».

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