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Serbie

Ex-Yougoslavie: le Serbe Vojislav Seselj condamné en appel à 10 ans de prison

L'ultranationaliste serbe Vojislav Seselj (ici en 2016) s'est dit «fier des crimes qui lui sont imputés».
L'ultranationaliste serbe Vojislav Seselj (ici en 2016) s'est dit «fier des crimes qui lui sont imputés». ALEXA STANKOVIC / AFP

L’ultranationaliste serbe Vojislav Seselj, acquitté en première instance en 2016, a été condamné en appel ce mercredi par un tribunal de l'ONU - le Mécanisme de l'ONU pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI) - à dix ans de prison pour crimes contre l'humanité lors des guerres des années 1990 en ex-Yougoslavie. Cette peine est couverte par sa période de détention déjà effectuée.

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Virulent partisan de la « Grande Serbie », fondateur et député du parti d'extrême droite SRS, Vojislav Seselj a été condamné ce mercredi à 10 ans de prison pour « crimes contre l'humanité » pour sa responsabilité dans les conflits qui ont ensanglanté l'ex-Yougoslavie dans les années 1990. Absent à ce procès en appel, Vojislav Seselj a déjà effectué près de 12 ans de prison entre février 2003 et novembre 2014, lorsqu'il avait été libéré pour des raisons de santé. Sa peine étant couverte par la détention déjà effectuée, il restera libre.

Contrairement à ce qu'avaient estimé les juges du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) en première instance, le jugement rendu ce mercredi considère que les discours enflammés de Vojislav Seselj en 1991-93, au début du conflit dans l'ex-Yougoslavie, ont bel et bien « incité à la violence » et « violé le droit à la sécurité » des populations non serbes auxquelles il s'en prenait.

De par « son influence sur la foule », « M. Seselj a contribué de manière substantielle au comportement de ceux qui ont perpétré » les crimes, poursuit le texte. Il lui a notamment été reproché d'avoir encouragé ses troupes à « n'épargner personne » au cours du siège de la ville croate de Vukovar en 1991.

Son acquittement en 2016 avait provoqué la colère des croates et des experts, juristes ou historiens qui y voyaient grossière erreur et une réécriture de l'histoire. A l'annonce du jugement, Vojislav Seselj s'est dit « fier des crimes qui lui sont imputés » et « prêt à les répéter à l'avenir ».

Le tribunal de l'ONU qui vient de condamner Vojislav Seselj a été créé par le Conseil de sécurité de l'ONU en décembre 2010 pour prendre la succession du TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda) et le TPIY ( Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie).

(Avec AFP)

(Re)lire: Seselj demande la condamnation maximum

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