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Italie / France

Italie: la police française accusée de falsifier l'âge de mineurs migrants

Selon les ONG, la police aux frontières française aurait falsifié l'âge de jeunes migrants pour pouvoir les renvoyer en Italie.
Selon les ONG, la police aux frontières française aurait falsifié l'âge de jeunes migrants pour pouvoir les renvoyer en Italie. Marco BERTORELLO / AFP

Dans une lettre adressée à la Commission européenne et aux autorités italiennes, sept ONG italiennes toutes présentes à Vintimille accusent la police aux frontières française et les autorités italiennes de bafouer les droits des migrants mineurs non accompagnés.

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Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

La lettre est signée notamment par Intersos, Terre des hommes Italie, Oxfam Italie et la Caritas diocésaine de Vintimille. Au total, sept associations humanitaires assurent que la police aux frontières françaises aurait falsifié à plusieurs reprises les dates de naissance de jeunes migrants, afin de les faire passer pour des adultes. Et donc de pouvoir les renvoyer vers l'Italie .

Elles indiquent en particulier deux cas récents et joignent à la lettre la photocopie d'un document de « refus d'entrée sur le territoire » remis à un jeune Erythréen. Sur ce document, un agent de police a écrit la date du 1er janvier 2000 comme date de naissance alors que ce migrant est né le 1er octobre 2001.

L'inquiétude des ONG concerne tout autant le non-respect de la part des autorités italiennes de l'obligation de protéger les mineurs arrivés seuls dans le pays. Ce qui expliquerait le nombre important d'enfants hébergés dans des structures de premier accueil, mais qui disparaissent très vite dans la nature. Soit plus de 4 000 pour la seule période janvier-mars 2018.

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