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Arménie

Arménie: Erevan attend la nomination de Nikol Pachinian comme Premier ministre

Le leader de l'opposition arménienne, Nikol Pachinian avec ses partisans à Erevan, le 30 avril 2018.
Le leader de l'opposition arménienne, Nikol Pachinian avec ses partisans à Erevan, le 30 avril 2018. Vano Shlamov / AFP

La session extraordinaire du Parlement arménien a débuté à 10h heure de Paris. Elle doit désigner le prochain Premier ministre par intérim. Le pays est plongé dans une crise politique depuis le départ, il y une semaine, du chef du gouvernement et ancien président Serge Sarkissian sous la pression de la rue. Les manifestants entendent bien faire élire leur leader, Nikol Pachinian, qui est le seul candidat en lice. C’est d’ailleurs le seul élément connu de ce scrutin.

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De notre envoyée spéciale à ErevanAnastasia Becchio

Seule certitude : Nikol Pachinian est l’unique candidat. Mais rien de permet d’affirmer fermement qu’il sera élu. Le Parti républicain d'Arménie, qui possède la majorité au Parlement, détient la clé du scrutin. Nikol Pachinian a besoin de remporter 53 voix sur 105 pour être élu Premier ministre. Pour l’instant, il lui manque six voix qu’il espérait puiser chez les républicains. La nuit dernière, ceux-ci se sont réunis pour définir leur stratégie. C’est le Premier ministre poussé à la démission par la rue, Serge Sarkissian, qui l’a présidée.

Le parti n’a pas fait de déclaration officielle, mais Nikol Pachinian a publié dans la nuit un message vidéo dans lequel il affirme que le Parti républicain va tenter de faire échouer l’élection, alors qu’il avait donné l’assurance que le scrutin ne serait pas entravé. Les républicains vont-ils prendre le risque de prolonger la crise politique ? Les déclarations de Nikol Pachininan ont-elles pour but de pousser ses partisans à sortir encore plus massivement dans la rue pour apporter une plus grande légitimité à son élection ? Les questions restent ouvertes.

Nikol Pachinian a de son côté promis mardi 1er mai un « tsunami politique » s'il n'était pas élu Premier ministre, notamment en cas de blocage du Parti républicain. « Je voudrais avertir ces messieurs (du Parti républicain au pouvoir) de ne pas se tromper en prenant la tolérance du peuple pour de la faiblesse, cela peut mener à un véritable tsunami politique », a-t-il lancé devant les députés, tout en appelant les Arméniens à descendre dans la rue. Le même jour, plus de 20 000 personnes ont répondu à cet appel dans la capitale, pour exiger son élection.

Pachinian cuisiné

La session a commencé à 10h (heure de Paris). Nikol Pachinian a été soumis à un jeu de questions-réponses de la part des députés. Le meneur de la contestation, qui a troqué son costume de baroudeur contre une veste et une cravate, a été cuisiné par les parlementaires qui ne le ménagent pas. Tous les thèmes sont abordés pêle-mêle : les Affaires étrangères, le budget de la Défense, l’Agriculture, la corruption, la pauvreté.

L’issue du vote dépend du Parti républicain, le parti majoritaire au parlement. Après la séance des questions-réponses, les représentants des partis vont s’exprimer. Le candidat aura ensuite le dernier mot et entretemps, le Parti républicain doit aussi organiser une réunion interne pour définir sa position. Dans ces conditions, on ne s’attend pas à un vote avant la fin de la journée de mardi.

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Reportage

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