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Arménie

[Reportage] A Gyumri, on se préoccupe de l'avenir des relations russo-arméniennes

Un soldat russe arrive à la base militaire de Gyumri, à 89 kilomètres d'Erevan, le 12 août 2015.
Un soldat russe arrive à la base militaire de Gyumri, à 89 kilomètres d'Erevan, le 12 août 2015. AFP/ KAREN MINASYAN

Alors qu’un règlement fragile se profile entre Nikol Pachinian et le parti au pouvoir, le député et leader de l'opposition a pris le soin de ménager le premier allié du pays : la Russie. Avec lui, elle resterait un axe essentiel. Car Moscou suit de près la situation et dit espérer qu'à l'issue de la crise politique les deux pays resteront de fidèles alliés. Une question importante pour la ville de Gyumri, la deuxième du pays, qui abrite une importante base militaire russe. RFI s’y est rendu.

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Avec notre envoyée spéciale en Arménie, Anastasia Becchio

Deux officiers en uniformes verts de l'armée russe traversent, sans s'attarder, la place centrale de Gyumri, à 89 kilomètres de la capitale. Une image habituelle dans cette ville qui abrite la 102ème base militaire russe, d'importance stratégique dans le Caucase.

Depuis son enfance, Aroussiak Oganessian voit des soldats russes dans sa ville. Selon cette enseignante de 53 ans, l'Arménie doit continuer à conserver de bonnes relations avec la Russie à condition que Moscou ne dicte pas sa loi. « La population est bien disposée envers la Russie, mais on ne comprend pas pourquoi Vladimir Poutine a convoqué deux anciens Premiers ministres d'Arménie pour leur rappeler que l'Arménie doit tenir compte du résultat des législatives de 2017. Ce n’est pas ses affaires, s’indigne-t-elle. Après notre révolution, il n'y aura pas changement dans les relations entre l'Arménie et la Russie, mais il faut que la Russie sache que nous sommes ses amis et non ses vassaux. »

Le plus gros employeur de la ville, l'entreprise de textile Lentex, fabrique des chaussettes et des collants. 70 % de sa production part en Russie. Pour le directeur général Karen Gomtsyan, il est important que l'Arménie reste au sein de l'union eurasiatique. « Çanous ouvre un marché qui est très important pour nous. S'il n'y avait pas eu l'Union eurasiatique, nous aurions dû diminuer la production de trois à quatre fois. »

Si dans le passé Nikol Pachinian avait émis des réserves sur cette union économique et douanière chapeautée par Moscou, il affirme désormais que l'Arménie doit rester en son sein.

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