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Allemagne

Les voitures de luxe allemandes dans le viseur de Donald Trump

Des ouvriers assemblent une voiture dans une usine Porsche de Stuttgart, le 25 mai 2018.
Des ouvriers assemblent une voiture dans une usine Porsche de Stuttgart, le 25 mai 2018. REUTERS/Ralph Orlowski/File Photo

Angela Merkel a qualifié d'« illégales » les taxes douanières sur l'acier et l'aluminium. Mais au-delà, Berlin redoute une spirale protectionniste qui pourrait atteindre prochainement un secteur nettement plus vital pur l’Allemagne : l'automobile.

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Avec notre correspondante à Berlin, Nathalie Versieux

En s'attaquant à l'automobile allemande, Donald Trump touche un nerf particulièrement sensible : 800 000 emplois dépendent directement de l'automobile, fleuron et fierté nationale.

L'an passé, BMW, Mercedes, Porsche, Audi et VW ont vendu 1,35 millions de véhicules légers aux Etats-Unis. Dont 800 000 produits sur place, dans des usines américaines aujourd'hui menacées, ce qui explique la pression des sénateurs américains des régions concernées sur le gouvernement fédéral.

Les exportations en provenance d'Allemagne sont en regard bien plus modestes, avec quelques 500 000 véhicules l'an passé, 10% de moins qu'en 2016 à cause du scandale des moteurs diesel truqués.

L'instauration d'une taxe supplémentaire de 25% évoquée par Trump dans différents tweets se traduirait pour la voiture haut de gamme allemande par une charge supplémentaire de 4,5 milliards d'euros, et sans doute la fonte des bénéfices des entreprises concernées.

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