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Otan

L'Otan en réunion à Bruxelles, avant le sommet de juillet

Un soldat estonien regarde aux jumelles lors d'un exercice conjoint avec l'Otan, en Estonie, le 11 mai 2018.
Un soldat estonien regarde aux jumelles lors d'un exercice conjoint avec l'Otan, en Estonie, le 11 mai 2018. REUTERS/Ints Kalnins

Les ministres de la Défense des pays membres de l'Otan se retrouvent jeudi à Bruxelles, pour leur dernière grande réunion avant le sommet des 11 et 12 juillet prochain. Au programme le partage du fardeau de la défense de l'Europe, la posture de l'Otan visant à décourager toute action offensive de la Russie, mais aussi la coopération entre l'UE et l'Alliance : sujet délicat en ce moment alors l'Europe et les Etats-Unis sont en froid. Mercredi 6 juin, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a espéré que ces « désacords majeurs » n'auraient pas de conséquences graves sur la préparation du sommet de l'été prochain.

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Après l'intervention russe en Géorgie en 2008 puis en Ukraine en 2014, le contexte stratégique a changé. Les pays européens commencent à en prendre conscience et les budgets de défense remontent. La France s'est fixé pour ambition de consacrer 2% de son produit intérieur brut à la Défense d'ici 2025. L'Allemagne n'y est pas encore, mais possède le PIB le plus élevé d'Europe. Et Berlin a consenti des efforts importants, fait-on remarquer à Paris.

D'autres pays de l'Otan comme le Canada sont à 0,9% mais sont très engagés en opérations. « Sur la question du partage du fardeau, nous espérons que les débats ne se focaliseront pas sur les 2% », assure-t-on dans l'entourage de Florence Parly.

Concernant la coopération entre l'UE et l'Otan, la quête d'autonomie stratégique de l'Europe n'est pas toujours bien perçue par l'allié américain, qui y voit une volonté d'affaiblir l'Otan. « 74 mesures de coopération devraient toutefois être adoptées » notamment sur le sujet de la mobilité des troupes de l'Otan à travers l'Europe souvent entravée par des règlementations et des infrastructures différentes. Or, la réactivité et la mobilité sont cruciales si l'Alliance doit intervenir en cas d'escalade.

Crises complexes et guerre hybride, il faudra enfin plus de monde pour piloter la machine de guerre otanienne : 1340 cadres supplémentaires et la création de nouveaux commandements.

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