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Suisse

Déplacement œcuménique du pape sur les terres de Calvin

Le pape François à son arrivée à Genève, le 21 juin 2018.
Le pape François à son arrivée à Genève, le 21 juin 2018. Alessandra Tarantino/ pool via Reuters

Le pape catholique François est arrivé ce jeudi matin à Genève pour promouvoir le dialogue et l'unité avec ses « frères » protestants et orthodoxes, une priorité de son pontificat nourrie par les violences ciblant sans distinction des chrétiens dans certaines régions du monde.

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Le chef des 1,3 milliard de catholiques, le plus célèbre porte-voix des chrétiens, a accepté une invitation du Conseil œcuménique des Eglises (COE), qui fête ses 70 ans et représente avec 350 églises membres quelque 500 millions de protestants et d'orthodoxes.

« Un espoir »

A Genève, terre du théologien et réformateur français Jean Calvin, le pape embrassera donc au sein du COE la galaxie mondiale chrétienne actuelle, dont des luthériens, des anglicans ou encore l'importante mouvance évangélique.

Pour Olav Fykse Tveit, un pasteur luthérien norvégien qui préside le COE, la venue du pape constitue « un espoir » car elle montre « que même des divisions et des conflits profonds peuvent être surmontés à travers le dialogue ».

Certes, « il n'est pas difficile de trouver des sujets qui divisent toujours les chrétiens », comme des questions sur la sexualité, a-t-il confié à l'AFP avant l'arrivée du pape. Mais « beaucoup de chrétiens, qu'ils soient catholiques ou non, le voient comme une voix forte qui exprime ce que nous voulons dire », a-t-il souligné.

Rapprochement

Le pape François a incontestablement voulu focaliser son 23e voyage à l'étranger sur l'unité des chrétiens, même s'il se trouvera non loin d'organisations dédiées à certains de ses thèmes phares, tel le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ou encore l'Organisation internationale du travail.

Le rapprochement entre chrétiens est inscrit dans les préoccupations de l'Eglise catholique depuis seulement une soixantaine d'années et son fameux concile Vatican II (1962-1965), qui avait appelé au respect mutuel entre religions et renoncé à proclamer l'Eglise catholique comme seule détentrice de la façon de vivre le christianisme. Une goutte d'eau dans une histoire bi-millénaire marquée par des schismes, de sanglantes guerres de religions en Europe et des haines tenaces.

(avec AFP)

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