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Roumanie

Roumanie: la police intervient violemment dans une manifestation anti-corruption

Des gendarmes retiennent un Roumain pendant un rassemblement contre la corruption devant le siège du gouvernement à Bucarest, le 10 août 2018.
Des gendarmes retiennent un Roumain pendant un rassemblement contre la corruption devant le siège du gouvernement à Bucarest, le 10 août 2018. Inquam Photos/Octav Ganea via REUTERS

Entre 50 000 et 80 000 personnes, venues de toute la Roumanie et même de l’étranger, se sont rendues à Bucarest vendredi 10 août pour demander la fin du gouvernement de gauche et de la corruption qui gangrène le pays. Les gendarmes sont intervenus, à coup de canons à eau et de gaz lacrymogène. Résultat : plus de 450 blessés, selon la gendarmerie, dont une trentaine d’agents des forces de l’ordre.

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« Démission », « Voleurs », « nous ne cèderons pas », c’est ce que scandaient les manifestants vendredi 10 août au soir dans les rues de Bucarest. Parmi eux, de nombreux Roumains partis travailler à l’étranger, mais revenus dénoncer « la corruption et le détournement de fonds au profit des gouvernants ».

Entre 50 000 et 80 000 Roumains se sont rassemblés pour protester contre le gouvernement, à Bucarest, le 10 août 2018.
Entre 50 000 et 80 000 Roumains se sont rassemblés pour protester contre le gouvernement, à Bucarest, le 10 août 2018. Inquam Photos/Octav Ganea via REUTERS

Parmi ces dirigeants très critiqués se trouve Liviu Dragnea. Le chef du Parti social-démocrate dirige de facto le gouvernement, mais ne peut être Premier ministre en raison d’une condamnation pour fraude électorale. Il a aussi été condamné à de la prison ferme pour abus de pouvoir et fait l’objet d’une enquête pour détournement de fonds européens.

Son parti tente clairement de mettre fin à la campagne anticorruption lancée au début des années 2000 : en juin dernier,le gouvernement a obtenu le départ de la cheffe du Parquet anticorruption et les députés ont voté un nouveau code pénal, malgré les craintes exprimées par plusieurs pays occidentaux.

La gendarmerie utilise du gaz poivre contre les manifestants à Bucarest, le 10 août 2018.
La gendarmerie utilise du gaz poivre contre les manifestants à Bucarest, le 10 août 2018. Inquam Photos/Adriana Neagoe via REUTERS

En février 2017, 500 000 Roumains étaient déjà descendus dans les rues pour dénoncer la réforme de la justice. Ce vendredi, les manifestants ont reçu le soutien du président de centre-droit Klaus Iohannis, qui est en conflit ouvert avec le gouvernement social-démocrate dirigé par Sorin Cîmpeanu et a, à partir de sa page Facebook, « fermement condamné l’intervention brutale de la gendarmerie », à coup de lacrymogènes et de canons à eaux.

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