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Italie

Viaduc effondré à Gênes: Salvini promet de trouver les responsables

Dans un amas impressionnant de tôles et de béton, des centaines de secouristes fouillent les décombres du viaduc, avec l'aide de chiens, à la recherche de survivants.
Dans un amas impressionnant de tôles et de béton, des centaines de secouristes fouillent les décombres du viaduc, avec l'aide de chiens, à la recherche de survivants. REUTERS/Stefano Rellandini

A Gênes, en Italie, les équipes de secours et leurs chiens sont toujours à la recherche de survivants, au milieu des voitures, des camions écrasés et de plusieurs tonnes de béton. A 10h TU, une partie d'un pont qui traversait une autoroute s'est effondrée. Il est tombé de 45 mètres de hauteur. Le dernier bilan est d'une trentaine de morts. Il y a aussi bien sûr des blessés graves.

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Un tremblement de terre, c’est d’abord ce à quoi ont pensé certains habitants proches des lieux. C’était le bruit assourdissant de la chute. Plusieurs témoins ont aussi évoqué la foudre qui s’est abattue sur le pont, les précipitations intenses. Mais selon les toutes premières évaluations techniques, ce n’est pas le mauvais temps qui est responsable de l’affaissement, mais bien des défaillances structurelles.

Un rapport technique rédigé en 2009 soulignait déjà une intense dégradation du viaduc. Des travaux de consolidation avaient été entamés en 2016 sur cet ouvrage construit dans les années 1960, très emprunté par les Italiens comme par les touristes étrangers.

« Je prends l'engagement devant les Italiens d'aller au bout pour déterminer les responsabilités. Je ferai tout pour avoir les noms et les prénoms des responsables passés et présents », a déclaré le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini.

Le ministre a aussi émis cette menace voilée : « S'il y a des engagements extérieurs qui nous empêchent de dépenser l'argent que nous devons mettre pour la sécurité, il faudra se poser la question de continuer à les respecter ».

Une allusion transparente à la contribution italienne au budget européen. Les responsables européens, qui sont restés silencieux sur ce sujet, ont fait part de leur solidarité.

Recherche effrénée de survivants

Dans un amas impressionnant de tôles et de béton, des centaines de secouristes fouillent les décombres avec des chiens.

« L'urgence, c'est d'évacuer tous les décombres, pour savoir s'il reste des personnes ensevelies. Il y a plus de 240 pompiers mobilisés. Toutes les zones du sinistre sont en train d'être inspectées afin d'extraire les victimes, les blessés. C'est la première chose à faire », explique Angelo Borelli, le chef de la protection civile italienne.

La zone est entièrement bouclée par les forces de l'ordre, qui ne laissent entrer que les services de secours, bloquant les curieux à environ 300 mètres de distance.

Rétablir une voie de sortie pour le port

« Il faudra mettre en place une alternative à l'autoroute qui vient de s'effondrer, poursuit Angelo Borelli. Mais aussi une voie de sortie pour le port de Gênes. C'est une ville maritime et touristique. Dans quelques jours, les touristes seront de retour de leur lieu de vacances. Il faut qu'on puisse leur proposer de nouveaux trajets afin de rétablir la circulation. »

Des dizaines de personnes ont été précipitées dans le vide d'une hauteur de 45 mètres.
Des dizaines de personnes ont été précipitées dans le vide d'une hauteur de 45 mètres. REUTERS/Stefano Rellandini

Des défaillances structurelles

Selon des experts, le pont Morandi, long de 1,18 km, ouvrage en béton de la fin des années 1960, a connu des problèmes structurels dès sa construction et faisait l'objet d'un coûteux entretien, lié en particulier aux fissures et à la dégradation du béton.

Matteo Salvini, le ministre italien de l'Intérieur a promis aujourd'hui de trouver les responsables. « Je veux d'abord remercier les 250 pompiers, les secouristes, les bénévoles qui se sont immédiatement rendus sur les lieux du drame. Nous sommes dans le temps des recherches, des premiers secours, des survivants, de la fatigue et de la prière. Ensuite viendra le moment de la recherche des responsabilités. Parce qu'on ne peut pas mourir comme ça, un après-midi d'été, on ne peut pas travailler dans une incertitude pareille. Ce viaduc, comme tant d'autres gens, je l'ai emprunté des centaines de fois. Il ne peut pas y avoir de doutes. Le passé ne m'intéresse pas. Mais, je m'engage à tout faire pour avoir les noms et les prénoms des responsables de cette tragédie inacceptable en 2018. Ce n'est pas possible. Je vais me rendre à Gênes. D'abord pour remercier les sauveteurs. Pour être au côté des blessés et de leurs familles. Et, je le répète, pour aller au fond des choses et comprendre qui aurait dû faire quelque chose, et qui ne l'a pas fait. Parce qu'un pont ne doit jamais s'écrouler. »

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