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Allemagne / Brexit

Accord de Brexit: refus poli mais ferme de Merkel aux demandes de May

La Première ministre britannique Theresa May s'est rendue à Berlin rencontrer la chancelière Angela Merkel à la recherche de concessions sur l'accord de Brexit, le 11 décembre 2018.itte la
La Première ministre britannique Theresa May s'est rendue à Berlin rencontrer la chancelière Angela Merkel à la recherche de concessions sur l'accord de Brexit, le 11 décembre 2018.itte la REUTERS/Fabrizio Bensch

La Première ministre britannique a effectué une tournée européenne pour implorer les dirigeants européens de lui donner de nouvelles garanties sur l'accord de Brexit, dans une tentative désespérée de sauver ce texte que le Parlement britannique refuse en l'état de ratifier. Theresa May a rencontré dans l'après-midi la chancelière Angela Merkel à Berlin. La chancelière allemande a jugé qu'il n'y avait pas de possibilités de changer l'accord de Brexit conclu entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

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Pour Angela Merkel, l'accord conclu fin novembre est un bon accord et un bon texte qui définit les futures relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, rapporte notre correspondante à Berlin, Nathalie Versieux. La chancelière n'a donc pas bouté d'un pouce en direction de son homologue britannique fidèle à la ligne définie depuis le référendum par Berlin: ne rien faire qui puisse arranger la GB pour éviter que d'autres pays ne cherchent eux aussi à quitter l'UE.

Pour la chancelière, la Première ministre britannique finira bien par trouver un terrain d'entente avec ses députés sur le « backstop » puisque ces mêmes députés sont en majorité opposés à une sortie de leur pays de l'UE sans accord.

En clair, la balle est dans le camp britannique. Sur ce terrain pas de conflit au sein de la majorité d'Angela Merkel. « On a investi beaucoup de force, de temps et de créativité dans les négociations, on ne peut pas tout remettre sur la table », estime le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, le social-démocrate Roth.

« J’ai ressenti une volonté commune de régler ce problème », voilà l’essentiel de ce que Theresa May peut se targuer de rapporter à Londres de sa tournée européenne, rapporte notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet.

« Il est clair que l'UE à 27 veut aider. La question est de savoir comment », a répondu le président du Conseil européen Donald Tusk dans un message sarcastique sur son compte twitter après sa rencontre avec Mme May.

Le secrétaire d’Etat britannique au Bexit avait pourtant réclamé des assurances supplémentaires juridiquement contraignantes. Des assurances pour être certains que le filet de sécurité pour l’Irlande ne serait que temporaire s’il devait être appliqué. Mais les Européens ne renégocieront pas l’accord, Angela Merkel l’a dit sans ambages après sa rencontre avec Theresa May et le président de la Commission a décrit cet accord comme le « meilleur et le seul possible ».

D’ici la réunion sur le Brexit, prélude à leur sommet de jeudi, les Européens devraient cependant faire leur possible pour fournir à Theresa May les précisions, les clarifications, les interprétations qu’elle escompte, afin de pouvoir convaincre la Chambre des Communes de ratifier l’accord. Pour les Européens, une chute du gouvernement britannique serait le pire des scénarios, car elle conduirait selon eux tout droit à une sortie sans accord.

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