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Kosovo

La Serbie ne décolère pas après la création d'une armée nationale au Kosovo

Le président serbe Aleksandar Vucic (ici en conférence de presse en juin 2017) a fustigé la décision du Parlement kosovar.
Le président serbe Aleksandar Vucic (ici en conférence de presse en juin 2017) a fustigé la décision du Parlement kosovar. AFP/Oliver Bunic

Le Kosovo a décidé vendredi, avec le soutien des Américains, de se doter d'une armée pour affirmer sa souveraineté, décision accueillie avec colère par la Serbie, qui ne reconnait pas son indépendance.

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Le président serbe Aleksandar Vucic a fustigé, lors d'une intervention télévisée, cette décision et appelé à une réunion d'urgence des 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU, qui s'est tenue à huis clos.

Session publique du Conseil de sécurité

A l'issue de la rencontre, des diplomates ont indiqué que la Russie, soutien de la Serbie, avait demandé qu'une session publique du Conseil de sécurité soit organisée en début de semaine prochaine. Le président serbe pourrait y assister, selon un diplomate qui a précisé que des pays européens étaient réticents à l'idée de tenir une session publique.

Dans son allocution, le président serbe s’en est aussi pris aux Occidentaux, arguant qu’il « absolument clair que derrière tout ce que font les Albanais [du Kosovo], il y a les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et, dans le cas de la création de l'armée, l'Allemagne aussi ».

« Ils ne comprennent pas qu'ils ont tous dépassé les bornes », a poursuivi Aleksandar Vucic.

« Poursuivre la construction de l'Etat »

Pour Odile Perrot, chercheuse à l’Université de Bordeaux et consule honoraire du Kosovo, la création de cette armée n’est pas dirigée contre la Serbie, il s’agit plutôt « de poursuivre la construction de l’Etat. D’ailleurs, je crois que c’est le président Hashim Thaci qui a dit que le Kosovo venait de faire son dernier pas dans la construction. L’élément régalien qui manquait au Kosovo, c’était une armée. D’autant plus que l’équipe au pouvoir actuellement est composée de politiciens certes, mais qui sont, pour une grande partie, issus de l’Armée de libération, l’UÇK. »

Pristina a accueilli le vote au son des tambours et trompettes, tandis que des pétards de joie étaient entendus dans la partie méridionale de la ville divisée de Mitrovica, où vivent les Kosovars albanais. Juste en face, au nord, quelques centaines de Serbes ont manifesté dans le calme.

(avec AFP)

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