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Italie

UE: Rome et Bruxelles ont conclu un accord sur le budget italien 2019

L'Italie évitera une procédure de sanction de l'UE si elle applique l'accord en totalité, mais son projet du budget reste préoccupant, a déclaré Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne chargé de l'Euro et du Dialogue social.
L'Italie évitera une procédure de sanction de l'UE si elle applique l'accord en totalité, mais son projet du budget reste préoccupant, a déclaré Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne chargé de l'Euro et du Dialogue social. REUTERS/Francois Lenoir

Rome et Bruxelles ont enfin trouvé un terrain d'entente sur le projet de budget. Le financement des mesures du gouvernement était au cœur d'un bras de fer depuis de longues semaines entre les deux parties. Le ministre italien de l’Economie Giovanni Tria et la Commission européenne ont donc trouvé un terrain d'entente. L’Italie qui a ramené le déficit du PIB à 2, 04 % contre 2, 4 % au mois d’octobre, et réduit ses prévisions de croissance de 1,5 % à 1 % , évite l’ouverture d’une procédure pour déficit excessif et obtient le feu vert de Bruxelles pour son projet de budget 2019.

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L'accord était attendu depuis plusieurs jours, et rendait les investisseurs nerveux. Au cœur de la discorde : le financement des mesures du gouvernement italien jugé hors des clous par Bruxelles.

En octobre dernier, l'équipe formée par le Mouvement 5 étoiles et la Ligue avait présenté un projet de budget pour 2019 avec un déficit de 2,4% du PIB.

Il avait été rejeté par la Commision européenne au motif qu'il ne respectait pas les règles budgétaires européennes. D'autant que la dette publique italienne est l'une des plus importantes des pays de la zone euro.

Mais Luigi Di Maio, leader du M5S, et Matteo Salvini, de la Ligue, étaient peu enclins à faire des concessions.

Le gouvernement accepte de baisser ses objectifs

Finalement, le gouvernement italien accepte de baisser ses objectifs et d'augmenter la réduction de ses dépenses d'environ 4 milliards d'euros, afin d'éviter une procédure d'infraction aux règles budgétaires.

L'accord entre l'Italie et l'Union européenne prévoit de fixer l'objectif de déficit public à 2,04% du PIB et une prévision de croissance à 1%. Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement devra faire des économies sur deux mesures : la réforme des retraites, portée par le vice-Premier ministre Matteo Salvini, et sur le revenu minimum en faveur des plus démunis, soutenu par Luigi Di Maio.

La satisfaction de Giuseppe Conte

A Rome, pour le moment, on note surtout la satisfaction du chef du gouvernement Giuseppe Conte qui, devant le Sénat, a parlé d’un « bon accord pour les Italiens et pour l’Europe », rapporte notre correspondante dans la capitale italien Anne Le Nir. Giuseppe Conte a, de fait, joué un délicat rôle de médiateur entre les partis au pouvoir - le Mouvement 5 étoiles et la Ligue - et la Commission européenne.

Au Sénat, il a insisté sur le fait que l’accord avec Bruxelles a été atteint « sans reculer sur le contenu du projet de budget pour 2019 ». Autrement dit : les grandes promesses électorales du chef des 5 étoiles, Luigi Di Maio, et du leader de la Ligue, Matteo Salvini, introduction d’un revenu de citoyen pour les Italiens les plus démunis et assouplissement du système de retraites, sont maintenues. Mais elles ne seront appliquées qu’à partir du mois de mars. Et nul ne sait encore combien d’Italiens pourront en bénéficier.

La première version du projet de budget prévoyait, pour ces deux mesures phares, une couverture financière de 16 milliards d’euros. La dernière en prévoit six de moins.

► À relire : Le budget italien, l'autre sujet qui fâche

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