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Hongrie

Catastrophe des boues rouges en Hongrie: dix personnes condamnées

Un secouriste près du village de Kolontar, en Hongrie, après la rupture du réservoir de l'usine MAL, le 10 octobre 2010.
Un secouriste près du village de Kolontar, en Hongrie, après la rupture du réservoir de l'usine MAL, le 10 octobre 2010. BALINT PORNECZI / AFP

Le 4 octobre 2010, la digue d’un réservoir de déchets toxiques produit par une usine d’aluminium s’effondrait au nord-ouest de la Hongrie. Après huit ans de procès, un tribunal hongrois a condamné ce lundi 4 février dix personnes, dont l’ancien directeur de l’usine.

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Le 4 octobre 2010, la Hongrie connaissait le plus grave accident industriel de son histoire. A la suite de la rupture d'un réservoir fissuré de l'usine de bauxite-aluminium MAL d'Ajka, à 160 km à l'ouest de Budapest, plus d'un million de mètres cubes de boues rouges toxiques avaient englouti trois villages. Bilan : dix morts, plus de 200 blessés et le Danube et ses affluents gravement pollués.

Lors d’un premier procès en 2016, le tribunal avait relaxé les prévenus, estimant qu’ils n’étaient pas responsables, rappelle notre correspondante à Budapest, Florence La Bruyère. Mais une cour d’appel a ordonné un nouveau procès. Et le tribunal de Gyôr, dans l'ouest du pays, vient de rendre un jugement en première instance.

L’ancien directeur de l’usine, Zoltan Bakonyi, écope de deux ans et demi de prison ferme. Son adjoint est condamné à deux ans de détention, tandis que les autres prévenus reçoivent des peines avec sursis. Tous sont reconnus responsables d’homicides par négligence et d’atteinte aux biens publics et à l’environnement. Mais l’Etat, qui était chargé de vérifier les installations de l’usine et qui a délivré, année après année, des permis de fonctionnement, n’a pas été inquiété par la justice.

Huit ans après la catastrophe des boues rouges, et malgré des centaines de millions d’euros investis dans la dépollution, des centaines d’hectares restent interdits à la culture. La plupart des habitants ont été relogés à quelques kilomètres des villages sinistrés. Mais des dizaines d’entre eux ont refusé de revenir vivre dans la région.

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