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Turquie

Turquie: Erdogan diffuse à nouveau la vidéo de l'attentat en Nouvelle-Zélande

Recep Tayyip Erdogan lors d'un meeting de campagne à Istanbul, le 12 mars 2019.
Recep Tayyip Erdogan lors d'un meeting de campagne à Istanbul, le 12 mars 2019. REUTERS/Murad Sezer

Une semaine après l’attaque contre deux mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande, qui avait fait 50 morts, le président turc Recep Tayyip Erdogan accueille ce vendredi 22 mars à Istanbul une réunion extraordinaire du comité exécutif de l’Organisation de la coopération islamique consacrée à cet attentat. Winston Peters, le ministre des Affaires étrangères néo-zélandais, doit assister à la réunion dans un contexte tendu entre les deux pays : Recep Tayyip Erdogan est accusé d’utiliser l’attaque à des fins politiques, en projetant pendant ses meetings des images de la fusillade.

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Avec notre correspondante à Istanbul,  Anne Andlauer

Ni l’indignation de ses opposants, ni les protestations de la Nouvelle-Zélande ne font céder Recep Tayyip Erdogan. En campagne pour les municipales du 31 mars, le président turc a encore diffusé des images de l’attaque contre les mosquées de Christchurch lors d’un meeting à Eskisehir, dans l’ouest de l’Anatolie. Des images filmées par le tueur au moment de la fusillade, partiellement floutées par la présidence turque, mais projetées à plein volume sur un écran géant et retransmises en direct par toutes les chaînes d’information, qui ne manquent aucun discours de Recep Tayyip Erdogan.

Une fois de plus, le chef de l’Etat a utilisé ces vidéos pour s’en prendre à son principal opposant, qui avait osé évoquer « le terrorisme issu des pays d’islam ». Recep Tayyip Erdogan profite surtout de l’attaque pour se présenter en sauveur de la Turquie et en leader musulman, après avoir bâti toute sa campagne sur le thème de « la nation en danger ».

Le dirigeant turc, qui est allé ces derniers jours jusqu’à appeler la Nouvelle-Zélande à rétablir la peine de mort, semble prêt à sacrifier ses bonnes relations avec ce pays pour des enjeux électoraux. La Première ministre néo-zélandaise a d’ailleurs demandé à son chef de la diplomatie de « remettre les pendules à l’heure » lors de sa visite en Turquie.

→ RELIRE : Turquie: l'inquiétude d'Erdogan à l'approche des municipales

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