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Royaume-Uni / Brexit

Theresa May s'engage à démissionner pour sauver son accord de Brexit

La Première ministre britannique Theresa May, quittant le 10 Downing Street, le 27 mars.
La Première ministre britannique Theresa May, quittant le 10 Downing Street, le 27 mars. REUTERS/Alkis Konstantinidis

La Première ministre Theresa May a annoncé, mercredi 27 mars, qu'elle quitterait ses fonctions si son accord de Brexit était adopté, cédant aux appels de nombreux députés britanniques, y compris dans son propre camp, qui réclamaient son départ pour soutenir ce texte.

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« Il faut que cet accord soit approuvé pour réussir le Brexit », a déclaré Theresa May au Comité 1922, une instance du Parti conservateur, selon un communiqué diffusé par ses services. « Je suis prête à quitter ce poste plus tôt que je l'imaginais pour faire ce qui est bénéfique à notre pays et à notre parti », a-t-elle ajouté.

Des élus conservateurs avaient rapporté quelques instants plus tôt qu'elle les avait informés qu'elle démissionnerait si la Chambre des communes ratifie l'accord de Brexit conclu entre Londres et Bruxelles et entériné fin novembre par les dirigeants
européens. May « s'en ira si l'accord passe », disait l'un d'eux, résumant le propos de la dirigeante britannique devant les membres du Comité 1922 où siègent tous les élus tories à l'exception de ceux assumant des fonctions ministérielles. S'exprimant sous couvert de l'anonymat, il a ajouté : « Ça suggère qu'elle partira après un accord. »

« J'ai entendu très clairement quel était l'état d'esprit des parlementaires du parti », insiste Theresa May dans son communiqué. « Je sais qu'il y a un désir pour une nouvelle approche - et une nouvelle direction - dans la seconde phase des négociations du Brexit, et je n'y ferai pas obstacle. »

Par deux fois déjà, elle a tenté de le faire ratifier. Le 15 janvier, le texte a été rejeté par 432 voix contre 402. Le 12 mars, la marge s'est réduite mais l'accord a encore été repoussé, par 391 voix contre 242. Pour renverser la donne et réussir son pari, la dirigeante britannique a donc besoin de convaincre 75 parlementaires.

En s'engageant ainsi à démissionner, Theresa May abat ce qui ressemble à sa dernière carte pour tenter de faire adopter le traité de retrait de l'UE qu'elle a négocié pendant de longs mois avec Bruxelles.

(Avec AFP)

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