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Autriche / UE

En Autriche, la situation paradoxale du chancelier Kurz après les européennes

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz, dimanche 26 mai 2019 au siège de l'ÖVP à Vienne.
Le chancelier autrichien Sebastian Kurz, dimanche 26 mai 2019 au siège de l'ÖVP à Vienne. REUTERS/Leonhard Foeger

Sebastian Kurz a remporté son pari. Quelques jours après avoir rompu son alliance avec l'extrême droite, le chancelier autrichien a largement dominé les élections européennes dans son pays, dimanche 26 mai, reléguant son ancien allié du FPÖ à la troisième place. Mais une motion de censure déposée par un petit parti écologiste menace le leader des conservateurs.

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Norbert Hofer l'a mauvaise. Le nouveau dirigeant du Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ, droite nationaliste) a annoncé ce lundi que son mouvement allait voter la motion de censure déposée par la gauche contre son ex-allié, le chancelier Kurz.

Le Parti social-démocrate (SPÖ), arrivé deuxième, avait annoncé dimanche soir qu'il voterait lui aussi la censure. Or, ces deux formations disposent ensemble de la majorité absolue. De quoi précipiter définitivement le pays vers des législatives.

C'est l'épilogue de « l'Ibizagate », qui a conduit à la chute du vice-chancelier FPÖ, Heinz-Christian Strache, et à l'explosion de la coalition gouvernementale droite-extrême droite, qui était au pouvoir en Autriche depuis 2017.

Dimanche, le Parti populaire autrichien de M. Kurz (ÖVP) est arrivé largement en tête des élections avec 34,5% des voix. Les sociaux-démocrates sont à 23,5% des suffrages, tandis que le FPÖ n'obtient que 17,5% devant les écologistes (13,5%).

Un score en-deçà des espoirs du parti avant que n'éclate le scandale. Dans une vidéo diffusée le 17 mai, on voyait Heinz-Christian Strache, qui a dû quitter aussi la présidence du FPÖ aussitôt, prêt à se compromettre avec la Russie.

► À lire aussi : Vers une poussée contenue des partis eurosceptiques

M. Kurz est donc le grand vainqueur du scrutin. Son parti fait huit points de plus qu’en 2014. « Mes chers amis, nous avons réalisé le meilleur résultat électoral jamais enregistré pour une élection européenne », a-t-il déclaré.

Le FPÖ ne sombre pas pour autant. « Nous restons stables. Cela montre que la part de nos électeurs fidèles est importante. À partir d’aujourd’hui, nous lançons une campagne d’envergure », a réagi Harald Vilimsky, la tête de liste du parti.

Le chancelier Sebastian Kurz, 32 ans, est dans une situation délicate, analyse notre correspondante à Vienne, Isaure Hiace. Qu'adviendra-t-il pour lui s'il est renversé ? Ce serait en effet une première dans l'histoire politique autrichienne.

Européennes 2019 : tous les résultats pays par pays sur RFI

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