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Italie

Italie: la capitaine du navire humanitaire «Sea-Watch III» interpellée

Carola Rackete, la capitaine du «Sea Watch III», arrive au bureau de la police de Lampedusa avant d'être entendue par les forces de l'ordre, le 29 juin 2019.
Carola Rackete, la capitaine du «Sea Watch III», arrive au bureau de la police de Lampedusa avant d'être entendue par les forces de l'ordre, le 29 juin 2019. REUTERS/Guglielmo Mangiapane

À peine l'ancre jetée dans le port italien de Lampedusa, la capitaine du navire humanitaire « Sea-Watch III » a été arrêtée cette nuit. Après plus de deux semaines en mer à attendre un port d'accueil, cette jeune Allemande de 31 ans, Carola Rackete, avait fait le choix de forcer le blocus des eaux territoriales italiennes afin de débarquer les 40 migrants présents à bord du navire. Les autorités italiennes refusaient pourtant de laisser le bateau accoster.

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Avec notre correspondante à Rome, Anne Lenir

Devant ce refus des autorités italiennes, la téméraire capitaine du Sea-Watch III a forcé le passage au point de heurter un bateau de la marine italienne pour amarrer le navire dans le port de Lampedusa en pleine nuit.

Immédiatement, la police est montée à bord et l’a arrêtée pour « résistance et violence envers un navire de guerre ». Elle sera interrogée par le procureur du parquet d’Agrigente, en Sicile, dans la journée. Carola Rackete risque entre trois et dix ans de prison pour ce délit.

Mettre en sécurité la quarantaine de migrants

Mais si elle a contredit aux ordres des autorités italiennes, c’est, a-t-elle déclaré dans son dernier message vidéo, « pour mettre en sécurité les 40 migrants encore à bord du navire, et à bout de force après 17 jours en mer ».

Les migrants ont tous été transférés dans le centre d’accueil de Lampedusa. Vendredi 28 juin, cinq pays européens, dont la France, se sont déclarés prêts à les prendre en charge. Mais l’homme fort du pays, Matteo Salvini demandait des garanties ultérieures pour autoriser le débarquement, et surtout il voulait continuer à en découdre avec son ennemi numéro un, qui a osé le défier sur le terrain du droit humanitaire.

► À lire aussi : Migrants: Carola Rackete, la capitaine du Sea-Watch III qui tient tête à Salvini

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