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Royaume-Uni

Royaume-Uni: la police accusée de menacer la liberté de la presse sur les fuites

La polémique sur le communiqué de Scotland Yard s'est immiscé dans la campagne pour le poste de Première ministre. Ici, le candidat Boris Johnson à Colchester, le 13 juillet 2019.
La polémique sur le communiqué de Scotland Yard s'est immiscé dans la campagne pour le poste de Première ministre. Ici, le candidat Boris Johnson à Colchester, le 13 juillet 2019. REUTERS/Peter Nicholls

Après l’ouverture d’enquête criminelle pour une fuite diplomatique entre Washington et Londres, la police britannique a menacé de poursuivre les médias publiant des documents confidentiels. Journalistes et politiques britanniques accusent Scotland Yard d’atteinte à la liberté de la presse.

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Avec notre correspondante à Londres,   Sophie Miller

Très critiqué, cet avertissement de Scotland Yard à la presse s’est même invité dans la campagne pour Downing Street. En marge d’un meeting dans le sud-est de l’Angleterre, Boris Johnson a pris la défense des journalistes.

« Le fonctionnaire qui fait fuiter des câbles diplomatiques ou des rapports confidentiels doit être poursuivi. Mais les médias doivent se sentir libre de publier des faits importants dans le domaine public : il n’est pas concevable que des journaux ou tout autre média publiant de tels documents fassent l’objet de poursuites, d’autant plus quand il n’y a pas de risque pour la sécurité nationale », défend le candidat au poste de Première ministre britannique.

Même réaction chez son rival, Jeremy Hunt, qui a exprimé son soutien à la presse sur Twitter : « Les journalistes ont le droit de publier ces fuites s’ils les jugent de l’intérêt public. C'est leur travail », a-t-il déclaré.

Face à la levée de boucliers, Scotland Yard a tenté de calmer le jeu samedi 13 juillet. Dans un communiqué, le commissaire adjoint Neil Basu affirme respecter la liberté de la presse et ne pas avoir l’intention d’empêcher la publication d’articles d'intérêt public.

Il n’écarte toutefois pas totalement la menace de poursuites. Dans le même communiqué, il explique que, selon avis juridique, la publication de documents confidentiels gouvernementaux pourrait en effet constituer un délit.

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