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Russie

À Moscou, nouvelle peine de prison pour Alexei Navalny

Alexei Navalny (en jean bleu) et son avocate lors d'un précédent passage en justice, au tribunal de Moscou, le 1er juillet 2019.
Alexei Navalny (en jean bleu) et son avocate lors d'un précédent passage en justice, au tribunal de Moscou, le 1er juillet 2019. REUTERS/Tatyana Makeyeva

L’opposant Alexei Navalny a été condamné à une peine de trente jours de détention, pour avoir appelé à une manifestation non autorisée. Dans la soirée, les domiciles de plusieurs figures de l’opposition ont été perquisitionnés. La pression s’accroît sur les candidats indépendants qui ont été exclus du scrutin local de septembre et qui dénoncent une décision « frauduleuse » de la commission électorale.

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Avec notre correspondant à Moscou,

Trente jours de détention, c’est la peine maximale qui était encourue par Alexei Navalny. La sentence prononcée ce mercredi soir par un tribunal de la capitale russe empêchera donc l’opposant de participer samedi au rassemblement prévu devant la mairie de Moscou.

« Tant que nous n’avons pas le droit de vote, nous sommes de toute façon en détention », a aussitôt réagi, sur les réseaux sociaux, le blogueur anticorruption. Et Alexei Navalny de renouveler son appel à manifester pour demander l’enregistrement des candidats de l’opposition aux élections de septembre.

Car l’enjeu de cette énième arrestation, c’est ce scrutin local dont ont été exclus plusieurs dizaines de candidats indépendants. Officiellement, ces candidats n’ont pas rempli les conditions pour participer au vote. Mais, à leurs yeux, des centaines de signatures collectées en vue de l'élection ont été écartées de façon « frauduleuse » par la commission électorale.

Pression judiciaire sur l'opposition

Le 24 juillet au soir, les domiciles de plusieurs de ces candidats ont été perquisitionnés et certains ont été interrogés par la police, la commission électorale de Moscou les accusant d’avoir voulu faire pression sur elle pour influer sur son travail.

Visiblement, les autorités n’ont pas seulement décidé d’écarter l’opposition de l’élection de septembre. Elles ont également choisi d’accroître sur elle la pression judiciaire. Le bras de fer devrait se poursuivre ce week-end puisque l’opposition maintient son appel à manifester.

Samedi dernier, ce sont plus de 20 000 personnes qui avaient répondu à son appel, mais le rassemblement avait alors été autorisé par les autorités. Ce week-end, la manifestation aura lieu sans autorisation préalable et devrait donc entraîner de nombreuses arrestations.

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