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Russie

Russie: malgré les arrestations, l'opposition manifeste à Moscou

Un policier anti-émeute russe à Moscou durant la manifestation «interdite» du 3 août 2019.
Un policier anti-émeute russe à Moscou durant la manifestation «interdite» du 3 août 2019. A. Dalsbaek/RFI

Le rassemblement de l’opposition s'achève dans la capitale russe. Une manifestation sous tension, avec une forte présence policière, une semaine après la répression d’une manifestation de l’opposition. Au moins 600 personnes ont été arrêtées ce samedi, dont six journalistes, selon le réseau OVD-Info.

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De notre correspondant à Moscou,  Daniel Vallot

C’est une manifestation sans leader ou presque. La plupart des dirigeants de l’opposition qu’ils soient ou non candidats aux élections de septembre, ont en effet été incarcérés et condamnés à des peines de prison allant de dix à trente jours. Tout le monde s’attendait ici à ce qu’il y ait, comme la semaine dernière, de très nombreuses arrestations.

D’ailleurs, les premières arrestations sont intervenues rapidement. Selon le site MediaZona, Lioubov Sobol, la seule personnalité de l’opposition qui était encore en liberté, fait partie des manifestants interpellés. Elle a été appréhendée alors qu’elle voulait se rendre à la manifestation. Cette jeune avocate de 31 ans, qui est en grève de la faim depuis que sa candidature a été rejetée, est une proche d’Alexeï Navalny.

Alexeï Navalny, lui, a été condamné à trente jours de prison avant même la manifestation interdite de samedi dernier. Les autres figures de l’opposition ont été condamnées après cette manifestation. Parmi elles, il y a notamment Dmitri Goudkov, Ilya Yachine, ou en encore Ivan Jdanov. Il y a eu la semaine dernière près de 1 400 arrestations et cette semaine les autorités avaient multiplié les mises en garde contre cette nouvelle manifestation interdite.

Inculpés pour « troubles massifs »

La pression policière et judiciaire ne concerne pas seulement les meneurs de la contestation : ce sont plusieurs dizaines de personnes qui sont restées en prison après les arrestations massives de samedi dernier. Trois d’entre elles sont poursuivies pour « violences » à l’encontre de la police ce qui pourrait leur valoir jusqu’à cinq années de prison. Et cinq autres sont inculpées pour organisation de « troubles massifs » : la peine encourue est encore plus lourde, jusqu’à 15 années de détention.

Malgré les condamnations, malgré les arrestations, l’opposition a maintenu son appel à manifester. Mais elle a changé de mode opératoire. Il n’y a pas eu un point de rassemblement comme la semaine dernière devant la mairie de Moscou, mais plusieurs tout au long de ce que l’on appelle ici « l’anneau des boulevards », compliquant la tâche des forces de police.

► À lire aussi: Élections à Moscou: les candidatures de l’opposition invalidées

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