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Russie

Base militaire accidentée en Russie: inquiétude sur une contamination radioactive

Cette photo prise en 2011 montre la base militaire de Nionoska, dans la région d’Arkhangelsk, dans le Grand Nord russe. Le 8 août 2019, une explosion dans cette base militaire a tué officiellement cinq personnes.
Cette photo prise en 2011 montre la base militaire de Nionoska, dans la région d’Arkhangelsk, dans le Grand Nord russe. Le 8 août 2019, une explosion dans cette base militaire a tué officiellement cinq personnes. AFP

En Russie, le dernier bilan de l'accident sur un site d'essais militaires dans le Grand nord est de cinq morts et trois blessés. Et la population s'inquiète d'une éventuelle pollution radioactive. Greenpeace Russie a décidé d’envoyer sur place ses propres experts.

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En Russie, après la très forte explosion jeudi sur une base militaire, la population s'inquiète et tente de s’approvisionner en pastilles d’iode pour contrer d’éventuelles radiations. Le ministère russe de la Défense assure pourtant que dans cet accident qui a fait selon un dernier bilan cinq morts et 3 blessés, aucun produit radioactif ne s’est dégagé dans l’atmosphère.

Mais les autorités locales contactées par l'organisme de défense de l'environnement Greenpeace ont constaté des pics de radiation bien supérieurs à la normale après l’explosion. « Juste après l’explosion, il y a eu un pic de radiation, nous explique Rach Alimov de Greenpeace Russie, joint par téléphone. Le ministère de la Défense a tout de suite nié. Mais l’administration régionale a publié cette information. Et cette information a maintenant disparu de son site.

Mais cette information nous a été confirmée par le ministère des Situations d’urgence. Sa branche locale admet une augmentation des radiations à un niveau 20 fois supérieur à la normale. Une telle augmentation pourrait indiquer que des actifs radioactifs ont été émis dans l’air. Nous devons donc savoir quelles sont ces substances et savoir aussi ce qu’il s’est vraiment passé. »

Aussi l'ONG a décidé d’envoyer sur place ses propres experts pour effectuer des mesures.

Dans un communiqué difusé jeudi, le ministère de la Défense indiquait que l'accident s'était produit lors de l'essai d'un « moteur-fusée à ergols liquides ». La base militaire, située à Nionoksa, a ouvert en 1954 et sert à des essais de missiles de la flotte russe. Des missiles balistiques y sont notamment testés, précise l'AFP.

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