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Guatemala

Guatemala: le président Jimmy Morales décrète l’état de siège

Une manifestante dans les rues de Guatemala City en train de célébrer la fin du mandat de la mission anticorruption de l'ONU au Guatemala. Le 4 septembre 2019.
Une manifestante dans les rues de Guatemala City en train de célébrer la fin du mandat de la mission anticorruption de l'ONU au Guatemala. Le 4 septembre 2019. REUTERS/Luis Echeverria

Au Guatemala, la situation devient de plus en plus tendue dans certains départements du pays, ce qui a obligé les autorités à déclarer l’état de siège mercredi 4 septembre. Une décision annoncée par le président Jimmy Morales à la demande du Congrès et qui sera effective durant les 30 prochains jours. Cette annonce fait suite à la mort de trois militaires dans le nord du pays qui auraient été exécutés par un groupe supposé de narcotrafiquants lors d’une embuscade. Trois autres militaires ont été blessés et deux autres sont portés disparus

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La tension reste à son comble au Guatemala près d’un mois après le second tour de l’élection présidentielle. Et la décision de déclarer l’état de siège ne va certainement pas rassurer les esprits. Il faut dire que la semaine a été agitée après l’arrestation de Sandra Torres, candidate au second tour de la présidentielle, qui serait impliquée dans une affaire de corruption, et le départ mardi 3 septembre de la mission anticorruption de l'ONU au Guatemala, déclarée « persona non-grata » par le président.

Cet état de siège concerne 6 départements où, selon les autorités, les institutions et la sécurité ne peuvent plus être garanties du fait de la prolifération de groupes affiliés aux narcotrafiquants. Une décision qui fait suite à une embuscade tendue par ces groupes contre l'armée dans la municipalité d’El Estor, situé dans le nord-est du pays, qui a coûté la vie à 3 militaires. L’état de siège implique la suspension de plusieurs droits tels que la libre circulation, le droit de réunion et de manifester, tout comme le port d’arme et permet aux autorités de procéder à des arrestations et des interrogatoires sans l’autorisation d’un juge.

Le Guatemala est régulièrement accusé d’abriter des organisations mafieuses. Les États-Unis estiment ainsi que 90% de la cocaïne qui entre sur son territoire passe par le Mexique et l’Amérique centrale.

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