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Italie:

Italie: un gouvernement pro-européen attendu sur les dossiers économiques

Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte ( 1er, à dr.) serre la main de Luigi di Maio, au Palais de Quirinal. À ses côtés, Sergio Mattarella (2eme, à dr.), le président de la République.
Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte ( 1er, à dr.) serre la main de Luigi di Maio, au Palais de Quirinal. À ses côtés, Sergio Mattarella (2eme, à dr.), le président de la République. REUTERS/Remo Casilli

Après huit semaines de crise, les Italiens découvrent dans la presse ce jeudi 5 septembre le nouveau gouvernement de la coalition du Mouvement 5 Étoiles et du parti démocrate, placé sous la présidence de Giuseppe Conte, désormais débarrassé de la Ligue et de l’encombrant Matteo Salvini.

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De notre correspondante à Rome,  Anne Tréca

Une fusion à froid. Le quotidien de centre gauche La Repubblica présente à ses lecteurs le nouveau gouvernement ainsi, le fruit d’une coalition sans affinités inventée simplement pour éviter le dérapage fiscal vers lequel la Ligue entraînait l’Italie.

Mais les cœurs ne sont pas à l’unisson. C’est le Corriere della sera qui le raconte, dans la nuit qui a précédé l’accord les dirigeants démocrates ont reçu un SMS : tout a capoté. Trop de difficultés dans les négociations, trop d’exigences de la part de Luigi di Maio et des 5 Étoiles. Des tensions qui d’ailleurs n’auraient pas disparu. Di Maio est devenu finalement ministre des Affaires étrangères « et des désastres », accuse avec ironie le quotidien populaire Libero - mais a réussi à placer l’un de ses fidèles au secrétariat de la présidence du Conseil.

Roberto Gualtieri au centre du dispositif

Les journaux le relèvent ce matin : l’œil du leader des 5 Étoiles est installé auprès du Premier ministre Conte. La presse s’arrête sur les profils des nouveaux venus, mais surtout sur Roberto Gualtieri, le président de la Commission économique du Parlement européen qui vient diriger le Trésor à Rome. Il est l’une des raisons d’être de cette coalition, affirme La Repubblica. Gualtieri ouvre une nouvelle saison à Bruxelles, lance La Stampa de Turin, qui prévoit la désignation de l’ancien Premier ministre, Paolo Gentiloni, pour la Commission européenne.

L’Italie sera maintenant plus européenne, de l’avis général de la presse. Les titres proches de l’opposition nationaliste le disent différemment et dénoncent eux une Italie à la solde des Européens.

►À lire aussi: Italie: Giuseppe Conte forme un nouveau gouvernement

Roberto Gualtieri n’aura pas la tâche facile

L’Italie, troisième économie de la zone euro tourne au ralenti. La croissance de son PIB a été nulle sur les six premiers mois de l’année et certains économistes anticipent même une récession de l’économie pour l’ensemble de l’année. Dans ce contexte, le chômage qui avoisine les 10% de la population active pourra augmenter d’avantage.

Autre problème, l’Italie affiche une dette publique colossale de 132% de son PIB, une charge importante pour l’économie. Pour sortir de cette situation, le nouveau gouvernement entend lancer une politique économique expansive: faire des investissements dans les infrastructures publiques, annuler la hausse automatique de la TVA en 2020, réduire les taxes sur le travail ou encore favoriser le travail des jeunes par des incitations fiscales. Autant de mesures qui pourraient dégrader encore plus les finances de l’Etat, une situation qui ne plaira pas à Bruxelles.

D'où le choix de Roberto Gualtieri : l'actuel président de la commission des Affaires économiques à Strasbourg pourrait endosser le rôle de facilitateur avec la Commission européenne et tenter de la convaincre de se montrer moins rigide sur les dérapages budgétaires de son pays.

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