Accéder au contenu principal
Santé publique

Santé: contre les intox, Facebook s'engage enfin pour encourager la vaccination

Vaccination au Neath Port Talbot Hospital, près de Swansea, dans le sud du Pays de Galles (photo d'illustration).
Vaccination au Neath Port Talbot Hospital, près de Swansea, dans le sud du Pays de Galles (photo d'illustration). GEOFF CADDICK / AFP

Facebook s’engage à encourager la vaccination. Les réseaux sociaux en général sont accusés de propager des intox, infox et des campagnes de désinformation sur les vaccins, et donc de contribuer à la recrudescence de maladies contre la polio ou la rougeole. À l’occasion du Sommet de la vaccination à Bruxelles, Facebook s’est engagé à renvoyer les internautes vers des sources fiables.

Publicité

de notre correspondante à Dublin,

Vous pouvez faire le test, si vous tapez « vaccin » ou « vaccination » dans la barre de recherche de Facebook. Vous verrez très peu de résultats, et surtout un bandeau : « En matière de santé, tout le monde veut des informations fiables et à jour. Découvrez pourquoi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande la vaccination ».

Si vous cliquez sur le bandeau, vous atterrissez directement sur le site de l’OMS. C’est la nouvelle action de Facebook contre les contenus dits « anti-vaxx », opposés à la vaccination. Au printemps, le réseau de Mark Zuckerberg s’était déjà engagé à réduire la visibilité des publications et des groupes diffusant de fausses informations sur le sujet.

Alors, ce test de la barre de recherche fonctionne dans tous les pays où Facebook est disponible. Mais si vous tapez par exemple rougeole ou tétanos, deux maladies contre lesquelles il existe des vaccins, le filtre ne s’applique pas et vous pouvez même tomber très facilement sur des contenus pas très fiables.

Dernier réseau social à s'attaquer au sujet

Facebook est d’ailleurs l’un des derniers réseaux sociaux à prendre ce genre de mesure. Au printemps, Pinterest et Twitter ont déjà effectué des démarches similaires, pour renvoyer vers des sites gouvernementaux ou institutionnels. Dans le cas de Pinterest, la recherche est carrément bloquée. Vous ne pouvez pas voir de contenus provenant d’autres utilisateurs et parlant de vaccins.

Sur Twitter, les internautes peuvent toujours consulter tweets et profils mais après avoir lu un bandeau renvoyant vers un site « fiable ». Cette mise à jour cependant n’est disponible que dans cinq pays, Brésil, Corée du Sud, Royaume-Uni, Canada et États-Unis.

Un écho particulier en Irlande

En Irlande, ces actions pro-vaccinations ou plutôt anti-désinformation trouvent un écho particulier. L’annonce lors du sommet sur la vaccination a été largement reprise par les journaux télévisés. Au début du mois, le ministre de la Santé a envoyé une lettre ouverte aux réseaux sociaux, qui ont leur siège en Irlande. Simon Harris les a appelés à « choisir leur camp » dans la guerre de l’information. Il faut dire que l’Irlande est en passe de perdre son statut de pays ayant éliminé la rougeole.

Et puis surtout il y a cette histoire qui a ému l’Irlande au début de l’année, celle de Laura Brennan. Cette jeune femme a succombé à un cancer du col de l’utérus en mars, à l’âge de 26 ans. Pour rappel, il existe un vaccin contre le papillomavirus, qui cause ce type de cancer. À l’annonce du diagnostic, Laura Brennan s’est engagée sur les réseaux sociaux pour inciter les internautes à se faire vacciner. Son frère, Fergal, s’est exprimé lors du sommet sur la vaccination pour montrer aux réseaux sociaux qu’ils pouvaient agir et le service de santé irlandais a lancé une campagne à ce sujet.

Depuis le début de la campagne de Laura sur les réseaux sociaux, le taux de vaccination des Irlandaises contre le papillomavirus est passé de 50 à 70%.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.