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Brexit / Irlande

Brexit: Johnson sur la défensive après les fuites sur la frontière irlandaise

Le Premier ministre britannique Boris Johnson devant l'immeuble où se tient le congrès du Parti conservateur à Manchester, le 1er octobre 2019.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson devant l'immeuble où se tient le congrès du Parti conservateur à Manchester, le 1er octobre 2019. REUTERS/Henry Nicholls

Le gouvernement britannique s’apprête à présenter de nouvelles propositions à Bruxelles sur le Brexit d’ici la fin de la semaine, notamment sur la question de la frontière irlandaise. Une version a déjà fuité dans la presse ce mardi 1er octobre selon laquelle Londres envisage des contrôles douaniers à plusieurs kilomètres de la frontière. Une perspective qui n'a pas été entièrement démentie par Boris Johnson et son entourage au congrès conservateur de Manchester.

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Avec notre envoyée spéciale à Manchester,  Muriel Delcroix

Assailli de questions sur la façon détaillée dont il compte éviter le retour d’une frontière dure en Irlande, Boris Johnson est apparu sur la défensive après les fuites dans la presse affirmant que son plan était d’installer des « centres de contrôle » en retrait de la frontière, de fait des postes douaniers.

Le Premier ministre n’a pas voulu confirmer cette idée, mais il a malgré tout insisté sur le fait que le Brexit entraînerait inévitablement des contrôles douaniers sur l’île d’Irlande.

Rencontré dans les couloirs du congrès conservateur, l’ancien ministre John Whittingdale, proche des négociations, a d’ailleurs abondé dans ce sens :

« Mes collègues travaillent très dur sur des arrangements alternatifs qui permettraient de contrôler des produits transportés à travers les deux Irlande, mais pas nécessairement à la frontière. Et je pense qu’il est possible d’avoir des contrôles en amont plutôt que sur la frontière. »

► À lire aussi : Brexit: Boris Johnson propose à l'UE l'installation de checkpoint en Irlande

Face aux réactions négatives de Dublin et Bruxelles pour qui cette idée n’est pas neuve et a déjà été rejetée, John Whittingdale rétorque qu’il est trop tôt pour enterrer ces propositions. « Attendons de voir. Il y aura des discussions finales à la mi-octobre, c’est désormais une question de volonté politique. »

Londres ne s’avoue pourtant pas vaincu, persuadé que l’UE finira par plier au dernier moment pour éviter une crise majeure entraînée par un Brexit brutal.

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