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Brexit

Pour contourner le «backstop», Johnson propose de dissocier l'Irlande du Nord

Le Premier ministre britannique Boris Johnson à Manchester au congrès annuel du parti conservateur. Le 30 septembre 2019.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson à Manchester au congrès annuel du parti conservateur. Le 30 septembre 2019. REUTERS/Henry Nicholls

Le Premier ministre Boris Johnson a annoncé qu’il dévoilerait son nouveau plan sur le Brexit ce mercredi. Une offre sur un accord de retrait avec le bloc européen qu’il dit « finale » et dont il donnera les détails lors du discours de clôture du congrès du Parti conservateur qui se tenait cette année à Manchester.

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Avec notre correspondante à Londres,  Muriel Delcroix

C’est à prendre ou à laisser : voilà ce que Boris Johnson s’apprête à dire à l’Union européenne ce mercredi lorsqu’il va annoncer son offre sur le Brexit, une offre qui sera à l’en croire la première mais aussi la dernière.

Le premier ministre devrait promettre « un compromis juste et raisonnable » durant son discours de clôture à Manchester. Mais il devrait aussi prévenir que les négociations s’arrêteront net si les 27 rejettent son plan.

À la veille de cette démonstration de force, le gouvernement a fait fuiter les grandes lignes de sa proposition dans le très à droite et très pro-Brexit Daily Telegraph, selon qui Boris Johnson va proposer « deux frontières pendant quatre ans » sur l’île d’Irlande qui maintiendra la partie nord britannique « dans une relation spéciale » avec l’Europe jusqu’en 2025.

Un « nouveau plan radical » qui tiendra compte de la nécessité d’une frontière entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord en mer d’Irlande pendant quatre ans et des contrôles douaniers entre le nord et le sud de l’île. Ce qui implique que Belfast reste partiellement dans le marché unique jusqu’en 2025 mais quittera l’union douanière avec le reste du Royaume Uni.

Au bout de quatre ans, l’Assemblée nord-irlandaise sera libre de choisir de rester alignée sur l’UE ou bien de revenir à la réglementation britannique qui d’ici là aura divergé de Bruxelles. Mais si, comme il s’y attend, les européens rejettent en bloc ce plan, Boris Johnson les met en garde : plus aucun report, le Brexit aura lieu le 31 octobre sans accord.

►À lire : Brexit: Boris Johnson à l’offensive au congrès des conservateurs britanniques

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