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France / Turquie / Chypre

La France dénonce l'envoi d'un navire de forage turc au large de Chypre

Selon Nicosie, la Turquie a envoyé le navire de forage Yavuz au bloc 7 de sa zone économique exclusive (ZEE) et plateau continental, or les licences d'exploitation de cette zone ont été attribuées aux géants énergétiques français et italien, Total et Eni.
Selon Nicosie, la Turquie a envoyé le navire de forage Yavuz au bloc 7 de sa zone économique exclusive (ZEE) et plateau continental, or les licences d'exploitation de cette zone ont été attribuées aux géants énergétiques français et italien, Total et Eni. REUTERS/Murad Sezer

La France a condamné ce samedi 5 octobre l'envoi d'un nouveau navire de forage turc dans les eaux territoriales de Chypre. Paris dénonce une violation de la souveraineté de la République de Chypre et du droit international. Les tensions sont montées récemment dans la région entre Chypriotes grecs et turcs concernant des gisements de gaz au large de l’île.

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La France a condamné samedi l'envoi d'un nouveau navire de forage turc dans les eaux territoriales de Chypre, un « geste inamical » susceptible de conduire à « une escalade des tensions » dans la région. « L'arrivée d'un nouveau navire de forage turc dans la zone économique exclusive (ZEE) chypriote constitue une violation de la souveraineté la République de Chypre et du droit international », a déclaré un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

Selon Nicosie, la Turquie a envoyé le navire de forage Yavuz au bloc 7 de sa zone économique exclusive (ZEE) et plateau continental, or les licences d'exploitation de cette zone ont été attribuées aux géants énergétiques français et italien, Total et ENI.

La découverte des champs gaziers ces dernières années au large de Chypre a accentué les tensions entre Ankara et Nicosie. L’île veut tirer profit de ses réserves et rêve de devenir un pays exportateur.

Le gouvernement chypriote a octroyé en septembre au français Total et à l’italien Eni des licences pour explorer et exploiter ses gisements de gaz et de pétrole. Sauf que la Turquie, qui a occupé le nord de Chypre depuis 1974 s’oppose à toute exploration qui exclurait cette partie de l’île. Ce territoire où vivent les Chypriotes turcs, n’est pas reconnu par la communauté internationale. Plusieurs tentatives de l’unification de l’île ont échoué.

Dans ce contexte tendu, la Turquie joue la provocation et a envoyé trois navires dans les zones où opèrent les compagnies étrangères pour faire ses propres forages. L’Union européenne, dont Chypre est membre, considère comme illégales ces explorations. Après plusieurs avertissements, Bruxelles a adopté en juillet des sanctions économiques et politiques contre la Turquie. Mais les mesures n’ont pas eu d’effets, Ankara continue à poursuivre ses activités.

Pompeo, en visite à Athènes, a mis en garde Ankara

« Nous avons dit aux Turcs que les forages illégaux sont inacceptables et nous allons continuer d'entreprendre des actions diplomatiques afin de nous assurer que les activités (dans la région) soient légales », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo à Athènes.

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a évoqué au cours de ses entretiens avec Mike Pompeo la situation tendue en Méditerranée orientale : « Chypre a demandé l'application du droit international et j'attends la contribution positive des États-Unis pour aider à un climat plus fructueux dans la région », a souligné M. Mitsotakis au début de ses discussions avec Mike Pompeo.

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