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Kosovo

Au Kosovo, le vent du changement souffle sur les élections législatives

Au dernier meeting de campagne du parti Autodétermination, le 4 octobre 2019, à Pristina.
Au dernier meeting de campagne du parti Autodétermination, le 4 octobre 2019, à Pristina. REUTERS/Florion Goga

Près de deux millions de Kosovars sont appelés aux urnes ce dimanche 6 octobre pour des élections législatives anticipées très attendues. Un scrutin organisé suite à la démission du Premier ministre Ramush Haradinaj en juillet, après sa convocation par la Cour spéciale de La Haye pour le Kosovo.

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Avec nos correspondants dans la région, Laurent Rouy et Simon Rico

Après la chute cet été de la « coalition des commandants », c'est le grand jour au Kosovo. Quelque 1,9 million d'électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche pour des élections législatives sur lesquelles souffle le vent du changement. Cent vingt sièges de députés sont en jeu, dont 20 sont réservés aux minorités nationales.

Dans un pays qui figure parmi les plus pauvres d'Europe, avec un PIB par habitant est d'à peine plus de 3 000 euros et où seul l'exode a permis de retarder l'explosion sociale, la campagne électorale a évité les sempiternels discours patriotes pour se concentrer sur des sujets de fonds : la lutte contre le chômage et la corruption, l'accès à l'éducation et aux soins.

Vendredi soir, dans le centre de la capitale Pristina, ils étaient ainsi plusieurs milliers à venir assister au dernier grand meeting de campagne du parti Autodétermination. Avec son slogan « Erdhi dita » (« Le jour est venu »), le mouvement de gauche souverainiste a le vent en poupe. Dans la foule, Shpend compte sur son charismatique leader, Albin Kurti, pour lui redonner un travail et de l'espoir. « Je suis au chômage depuis déjà cinq ans. Je ne travaille pas... J'ai 32 ans, j'ai des diplômes, mais qu'est-ce que je peux espérer alors qu'il n'y a pas de jobs ici ? Je ne vois aucun avenir avec les partis qui ont dirigé le pays ».

Après 20 ans de règne, le Parti démocratique du Kosovo du président Thaci ne part donc pas favori. Il en va de même pour l'Alliance pour le Kosovo du Premier ministre Ramush Haradinaj. L'exaspération pourrait en revanche bénéficier aux formations d'opposition. Autodétermination donc, mais aussi la Ligue démocratique du Kosovo, première dans les sondages, avec à sa tête Vjosa Osmani, qui se présente comme la candidate « aux mains propres ». Pour en finir avec la violence, le népotisme et la corruption.

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