Accéder au contenu principal
Migrations internationales/Grèce

Lesbos: tensions et violences entre communautés dans le camp de Moria

Des migrants dans le camp de Moria, sur l'île de Lesbos le 30 septembre 2019.
Des migrants dans le camp de Moria, sur l'île de Lesbos le 30 septembre 2019. ANGELOS TZORTZINIS / AFP

En Grèce, depuis le reflux de plusieurs milliers de migrants en provenance de Turquie cet été, le camp de Moria situé sur l’île de Lesbos est totalement saturé. Afghans et Syriens côtoient les demandeurs d'asile venus d'Afrique centrale dans une ambiance tendue.

Publicité

Avec notre correspondant à AthènesJoël Bronner

Dans le camp de Moria, le plus gros camp d'Europe, de nombreux migrants témoignent qu’il se passe rarement un jour sans qu’une bagarre n’éclate. Ces tensions et violences, chaque communauté en accuse une autre d’en être à l’origine.

Maxence* vient de Kinshasa et pour lui, ce sont les Afghans, les fauteurs de troubles.

« Nous, les Africains, on est calmes. Mais c’est seulement d’autres communautés qui font du mal aux gens ici. Nos voisins ici, je sais pas, sont des Afghans. Ils se promènent avec des couteaux. Il vient, il te bouscule. Tu lui parles un peu comme ça, il sort le couteau, il veut te poignarder. Et ils vous donnent des ordres. Or nous tous nous sommes des immigrés… Alors, c’est ça qui provoque la bataille entre nous. »

Chaque communauté se renvoie la balle

Pour Sahar l’Afghane, les problèmes viennent surtout de ceux qui boivent : « Nous avons beaucoup de problèmes. Nous avons nos coutumes, chaque communauté a ses coutumes et ces différentes coutumes ne sont pas compatibles. Certains vivent de manière très libre. Ils boivent et tard le soir, ils sont saouls. Ni les Afghans ni les Arabes ne se comportent comme ça. »

Pour d’autres, c’est encore une tierce communauté qui est à l’origine des troubles ambiants. En plus du racisme ordinaire et du repli communautaire, s’il y a bien un responsable à l’origine des tensions actuelles, c’est la surpopulation de ce camp de Moria.

* Le prénom a été changé

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.