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Hongrie

Hongrie: campagne municipale sous tension

Affiche électorale à Budapest pour le candidat de l'opposition, Gergely Karacsony.
Affiche électorale à Budapest pour le candidat de l'opposition, Gergely Karacsony. REUTERS/Bernadett Szabo

Et si l'opposition à Viktor Orban réussissait « le coup d'Istanbul » ? Conquérir la mairie de Budapest, comme les adversaires du pouvoir l'ont fait dans la métropole turque, est l'objectif de la gauche hongroise qui a rassemblé au-delà de son camp pour les élections municipales de dimanche.

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Avec notre envoyée spéciale à BudapestAnissa el-Jabri

Pour la première fois depuis une décennie, le parti national-conservateur du Premier ministre hongrois n'est pas assuré d'une victoire écrasante dans la capitale des bords du Danube, où le maire sortant, Istvan Tarlos, affronte un candidat adoubé par les principaux partis d'opposition.

C'est dans une ambiance tendue que se déroule la campagne, à l'image d'une banale conférence de presse quand au bout de quelques dizaines de secondes, le candidat de l'opposition doit s'interrompre la voix couverte par une musique de cirque. Lui et ses soutiens sont d'ailleurs caricaturés comme des pantins par le parti au pouvoir.

Outre cet aspect folklorique,  ce qui fait beaucoup moins sourire dans l'opposition, ce sont la mise sur écoute de réunions politiques ou une descente de police dans des locaux de campagne, comme l'explique Tessa Udvarhely, directrice de campagne de l'opposition dans un arrondissement clé.

« Pour être tout à fait honnête, j'ai eu très peur et j'ai été révoltée parce que pour moi on utilisait la police à des fins politiques. Ça m’a fait peur aussi et je me suis dit si ce genre de choses peut se produire quelle sera la prochaine étape... »

Insultes racistes et noms d'oiseaux, le climat s'est beaucoup tendu dans la dernière ligne droite, juge Ferenc Miklos Kamara Bereczki : « Jamais il n'y a eu autant d'agressivité, d'attaques ad hominem, de coups bas durant une campagne. Le camp progouvernemental est incapable de livrer bataille de façon fair-play. »

Ce climat déletere est pour l'opposition le signe d un pouvoir fébrile, inquiet de perdre la capitale. Les sondages donnent les deux principaux candidats au coude à coude.

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