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Union européenne / Emmanuel Macron

Macron engage un bras de fer après le rejet de Goulard par les eurodéputés

Sylvie Goulard lors de sa deuxième audition devant le Parlement européen à Bruxelles, le 10 octobre 2019, à l'issue de laquelle elle a été rejetée pour le portefeuille du Marché intérieur.
Sylvie Goulard lors de sa deuxième audition devant le Parlement européen à Bruxelles, le 10 octobre 2019, à l'issue de laquelle elle a été rejetée pour le portefeuille du Marché intérieur. REUTERS/Francois Lenoir

Après le coup dur du rejet de la candidate française à la Commission européenne, Emmanuel Macron voit sa position affaiblie sur la scène européenne. En coulisses, les grandes manœuvres ont commencé à l'Élysée pour relever la tête et maintenir l'influence française à Bruxelles.

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Officiellement, Emmanuel Macron l'a dit ce vendredi : il ne veut pas laisser « s'installer une crise politique » au sein de l'Europe. Mais en coulisses, s'est engagé un bras de fer sans doute de longue haleine.

« Ils n'ont pas voulu notre candidate, eh bien ils vont attendre », lâche une source diplomatique. Qui ajoute : « on repart de zéro. » Selon nos informations, Emmanuel Macron ne veut pas proposer de nouveaux candidats tout de suite.

Il veut cette fois de vraies garanties de la part de la future présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et de la chancelière allemande Angela Merkel, qu'il recevra ce dimanche à l'Élysée.

Pas question de se laisser faire par la droite européenne du groupe PPE, accusée par la Macronie d'avoir fait capoter la nomination de Sylvie Goulard.

Ce que veut à tout prix conserver Emmanuel Macron, c'est le « mégaportefeuille » qui devait être attribué à la France et qui lui garantit une influence considérable puisqu'il doit comprendre la politique industrielle, le numérique, la défense et le spatial. Se faire rogner ce portefeuille par les eurodéputés serait un nouveau camouflet pour Emmanuel Macron.

À écouter aussi : Sylvie Goulard recalée: «Une crise institutionnelle à court et moyen terme», selon Bruno Alomar

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