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Hongrie

Municipales hongroises: l'opposition redresse la tête, mais le plus dur commence

Gergely Karacsony a été élu à Budapest dimanche 13 octobre 2019 face au maire sortant, issu du Fidesz.
Gergely Karacsony a été élu à Budapest dimanche 13 octobre 2019 face au maire sortant, issu du Fidesz. REUTERS/Bernadett Szabo

Les élections municipales en Hongrie, dimanche 13 octobre 2019, ont été marquées par la fin de la toute-puissance électorale du Premier ministre Viktor Orban. Le parti Fidesz a d'ores et déjà fait savoir qu'il allait mener la vie dure à ceux qui ont raflé plusieurs grandes villes du pays, dont Budapest.

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Avec notre envoyée spéciale à Budapest,  Anissa El Jabri

L'opposition a remporté plusieurs grandes villes de Turquie, une dizaine dont la capitale. À Budapest, tout un symbole, elle récolte le double de ce que lui prédisaient les meilleurs sondages.

Viktor Orban n’est plus intouchable. C’est donc une claque pour le Fidesz, le parti d’un Viktor Orban, qui a d’ores et déjà fait savoir qu’il allait mener la vie dure à ceux qui ont gâché sa journée de vote.

Ce lundi, l'opposition redresse la tête. Dans le 8e arrondissement de Budapest, la campagne a été très dure, avec des perquisitions et des écoutes contre des partis de l’opposition.

► À lire aussi : L'opposition hongroise l'emporte à Budapest, revers pour Orban

La brutalité du parti au pouvoir a franchi plusieurs crans. Ce lundi matin, les premiers mots du nouveau maire sont pour la société civile. « Terminé le harcèlement à votre égard », telle est sa promesse.

Maintenant, cela veut dire aussi beaucoup d’attente pour ces équipes qui prennent le pouvoir. Des élus qui - c’est vrai -, ont appris à se connaître ces derniers mois, mais qui viennent de traditions politiques diverses.

Entre socialistes, écologistes, et même populistes, pas simple pour travailler ensemble en effet. Surtoutqu'ici, le Fidesz n’a pas l’intention de lâcher la moindre parcelle de pouvoir.

► À lire aussi : Journée de vote à Budapest dans les bastions du maire sortant

Son image - c’est vrai, cette élection l’a montré -, est égratignée. Dans un de ses fiefs, une ville catholique de l’ouest du pays, le maire a été réélu d’extrême justesse.

Une vidéo de ces ébats avec des prostituées avait fait scandale. Le Fidesz, qui se veut le parti de la défense des valeurs chrétiennes et de la famille, avait attendu la veille du vote pour prendre ses distances.

« Pas question de se remettre en cause. Donc nous restons le parti le plus fort et nous continuerons à nous comporter comme tel », menace, de manière à peine voilée, la formation de Viktor Orbán.

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