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Royaume-Uni / Union européenne

Brexit: les derniers détails semblent compliqués à finaliser avec l'UE

Bruxelles, le 16 octobre 2019.
Bruxelles, le 16 octobre 2019. REUTERS/Yves Herman

Les négociations de dernière minute sur le Brexit ont repris ce mercredi 16 octobre 2019 après une nuit de pourparlers. Le remplacement du fameux filet de sécurité pour l'Irlande est toujours négocié pied à pied et les derniers détails sont apparemment très compliqués à finaliser.

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Avec nos correspondants à Londres et à Bruxelles, Muriel Delcroix et Pierre Benazet

Les lumières du cinquième étage du siège de la Commission européenne, où les discussions ont lieu, sont restées allumées toute la nuit. Et elles ont repris ce mercredi matin avec l'objectif de parvenir avant le sommet européen de jeudi et vendredi à un accord sur la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne. Néanmoins des signes contradictoires émanent de Londres et Bruxelles, tandis que le négociateur européen Michel Barnier se dit optimiste de parvenir à un accord ce soir, le gouvernement britannique a, lui, fait savoir dans la matinée que les chances de parvenir à un accord cette semaine s’amenuisaient.

Emballement médiatique hier

Il tente désormais de faire redescendre d’un cran l’emballement médiatique de ces dernières heures, un emballement dû notamment à la façon dont cette journée de mercredi a été chorégraphiée et qui donnait jusqu’à présent l’impression qu’une grande annonce était imminente : la réunion du cabinet qui devait avoir lieu hier a été repoussée à ce mercredi après-midi pour que le Premier ministre puisse informer ses ministres de l’avancée vers un accord ; puis en début de soirée, Boris Johnson est censé rencontrer les députés conservateurs au Parlement, l’influent comité 1922 qui compte nombre de Brexiters.

Enfin, ce soir, on s’attendait jusqu’à maintenant à ce que le gouvernement dépose une motion pour confirmer la session extraordinaire samedi du parlement pour voter sur un accord. Mais le problème, c’est qu’à chaque fois que Boris Johnson semble faire des concessions lors des négociations à Bruxelles, il perd un peu plus de soutien à Westminster auprès de ses alliés. Et si les partisans d’un Brexit dur semblent prêts à appuyer son accord en se bouchant le nez, en revanche le petit parti nord-irlandais du DUP n’est lui pas du tout convaincu.

Les frontières douanières irlandaises

Sa dirigeante Arlene Foster rejette catégoriquement l’idée d’une frontière repoussée en mer d’Irlande qui laisserait la province nord-irlandaise dans l’union douanière européenne mais la couperait du reste de la Grande Bretagne. D’où la prudence redoublée qui émane actuellement de Downing street…

Car la possibilité d'envisager l'établissement des contrôles douaniers en mer d'Irlande et non plus entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande avait donné hier une bouffée d'oxygène aux responsables européens. La levée de cette ligne rouge par le gouvernement britannique est désormais certaine, or c'était la pierre d’achoppement de ce nouveau filet de sécurité. Ceci maintiendrait de facto l'Irlande du Nord dans le marché unique européen, voire l’Union douanière, ce qui créerait une frontière virtuelle avec la Grande-Bretagne et couperait donc en deux le Royaume-Uni.

Vers un autre sommet sur le Brexit ?

Des points de blocage subsistaient encore autour de questions de concurrence. Le point central de ces négociations de dernière minute, c'est la capacité des deux parties de parvenir à un texte juridique et contraignant. Les négociateurs s’étaient fixé une échéance ce mercredi, destinée à pouvoir présenter ce jeudi au sommet européen une version prête à être avalisée et certainement pas négociable.

Les chefs d’État et de gouvernement ne veulent pas d’un sommet qui s’éterniserait, pris en otage par le Brexit. Au cas où ce texte ne serait pas prêt à temps, l’idée d’un nouveau sommet européen extraordinaire sur le Brexit est de plus en plus évoquée. Il faudrait qu’il se tienne d'ici la fin du mois et ouvrirait la porte à un hypothétique nouveau report du Brexit.

► À lire aussi : Royaume-Uni, la City face au Brexit

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