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Royaume-Uni / UE

Brexit: Boris Johnson à la recherche d’une majorité pour son accord

Le Premier ministre britannique Boris Johnson s'est dit «confiant» vendredi dans le vote des députés.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson s'est dit «confiant» vendredi dans le vote des députés. REUTERS/Francois Lenoir

Après avoir arraché un accord sur le Brexit auprès de l’Union européenne, jeudi 17 octobre, reste à savoir s’il a des chances d’être validé par les députés britanniques samedi 19 octobre.

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Les tractions se poursuivent ce vendredi 18 octobre à Westminster. Décidé à sortir le Royaume-Uni de l’UE le 31 octobre, Boris Johnson s’est dit « confiant » que ce « très bon accord » soit approuvé ce samedi 19 octobre lors d’un vote exceptionnel.

Pour le DUP, c’est non

Le Premier ministre a besoin de rallier 320 députés pour faire adopter l’accord arraché jeudi par la Chambre des communes et le Premier ministre ne dispose que de 287 députés conservateurs. Et le jeu est très serré pour ce qui apparaît comme le vote de la dernière chance pour les Brexiters, car les dix députés nord-irlandais du DUP (Parti unioniste démocrate), alliés de son gouvernement conservateur minoritaire, ont annoncé qu’ils voteront contre.

Quand les unionistes du DUP ont voté contre l’accord de Theresa May, ils n’imaginaient pas se retrouver quelques mois plus tard avec la perspective d’une frontière en mer d’Irlande, leur pire cauchemar. Rien ne pourra les convaincre de voter en faveur de cet accord qu’ils considèrent comme une véritable trahison de la part de Boris Johnson.

Sortir à tout prix

Pour les Brexiters les plus coriaces au sein du parti conservateur, sur lesquels ils s’appuyaient, comme pour les plus modérés, même ceux qui ont voté contre une sortie sans accord et qui ont été exclus du parti conservateur par Boris Johnson, la donne est différente : il s’agit de leur survie politique et de celle de leur parti. Ils pourraient se laisser séduire.

La tâche est plus ardue quand il s’agit de convaincre les travaillistes. Leur leader Jeremy Corbyn a d’ores et déjà rejeté cet accord, mais les Brexiters travaillistes, sous pression de leurs électeurs, pourraient se laisser tenter par ce qui est peut-être la dernière opportunité de sortir de l’Union européenne. Boris Johnson gagnerait alors sur tous les tableaux en divisant le principal parti d’opposition.

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