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Royaume-Uni / Brexit

Royaume-Uni: les questions de la presse après le nouvel accord sur le Brexit

Pour faire passer le texte, Boris Johnson devra bien «vendre» son accord notamment aux élus travaillistes pro-Brexit, souligne la presse britannique.
Pour faire passer le texte, Boris Johnson devra bien «vendre» son accord notamment aux élus travaillistes pro-Brexit, souligne la presse britannique. Reuters

Britanniques, sortez les calculettes, l'heure est aux mathématiques... Combien de députés sont prêts à voter le nouvel accord de Brexit ? La presse britannique se pose de nombreuses questions.

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Le texte arraché de justesse hier à Bruxelles avant l'ouverture du sommet européen est loin de satisfaire tout le monde au Royaume-Uni. L'allié nord-irlandais de Boris Johnson, le DUP, a d'ores et déjà dit qu'il s'y opposerait. Le Labour, l'opposition travailliste, a, elle aussi, logiquement appelé à le rejeter. Si bien que le vote prévu demain à Westminster s'annonce serré. La situation pourrait devenir « extrêmement compliquée » en cas de rejet prévient le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

« Et maintenant commence la partie délicate », titre le quotidien i pour qui un Boris Johnson triomphant à Bruxelles fait face de retour à Londres. « Un immense défi » pour réussir à convaincre les députés de ratifier son texte de retrait demain, samedi.

Ne pas faire dérailler l'accord ?

Les journaux pro-Brexit sont conscients de la difficulté du pari et leurs Une sont des exhortations directes aux parlementaires à ne pas faire dérailler l’accord. « Le Premier ministre a fait son devoir, maintenant les députés doivent faire le leur », demande le Daily Mail. « Just do it », « faites-le », s’exclame la Une exaspérée du tabloïd Daily Express qui cite un sondage suggérant que 65% des électeurs veulent que les parlementaires soutiennent l’accord du gouvernement.

« C’est mon deal ou pas de deal » titre le Telegraph. Le journal auquel Boris Johnson contribue régulièrement estime que le dirigeant conservateur posera un ultimatum aux députés, mais qu’il est sous la menace d’une tentative par les anti-Brexit de conditionner le vote pour l’accord à la tenue d’un second référendum de confirmation.

Offensive de charme effrénée

Mais pour le quotidien pro-européen The Guardian, Boris Johnson devra se débrouiller tout seul après le refus de l’Union européenne d’exclure un nouveau report du Brexit comme l’aurait pourtant voulu le Premier ministre. Or, le compte n’y est pas pour l’instant et le Times prédit une offensive de charme effrénée de Boris Johnson dans les prochaines 24 heures pour vendre son accord notamment aux élus travaillistes pro-Brexit.

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