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Russie/Afrique

À Sotchi, Poutine dit vouloir doubler les échanges entre la Russie et l‘Afrique

Le président russe Vladimir Poutine et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi lors du sommet Russie-Afrique à Sotchi, le 23 octobre 2019
Le président russe Vladimir Poutine et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi lors du sommet Russie-Afrique à Sotchi, le 23 octobre 2019 Sputnik/Mikhail Metzel/Kremlin via REUTERS

Une quarantaine de dirigeants africains sont à Sotchi pour le premier sommet Russie-Afrique, pendant deux jours. Ce rendez-vous doit symboliser le grand retour de Moscou en Afrique, notamment du côté économique.

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Avec nos envoyés spéciaux à Sotchi, Daniel Vallot et Florence Morice

L'image résume à elle seule les ambitions de Moscou en Afrique : Vladimir Poutine aux côtés de son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi devant un parterre de dirigeants africains, à l'ouverture du sommet de Sotchi. La Russie veut gagner des marchés en Afrique. Elle veut diversifier ses échanges et rattraper le temps perdu dans les années 1990, après l’effondrement de l’URSS. 

Car si la Russie est de retour en Afrique, ce retour est encore modeste et le président russe veut aller plus loin dans cette reconquête. En 2018, les échanges commerciaux entre la Russie et l’Afrique se sont élevées à environ 20 milliards de dollars. C’est beaucoup plus qu’il y a quelques années, mais c’est dix fois moins que la Chine.

Pour Vladimir Poutine, il faut que cela augmente plus vite : « À mon avis c’est très peu. Surtout si l’on tient compte du fait que sur ces 20 milliards… 7,7 milliards, correspondent à notre commerce avec l’Egypte. Soit 40 %. Mais nous avons beaucoup de partenaires potentiels en Afrique, vraiment beaucoup. Avec de bonnes perspectives de développement et un potentiel de croissance important. »

►À lire aussi : Sommet de Sotchi : la grande offensive russe en Afrique

Vladimir Poutine veut ainsi doubler d’ici cinq ans le volume des échanges entre son pays et le continent africain. C’est un minimum, a ajouté le président russe. Et c’est notamment en diversifiant qu’ils comptent y arriver : « Le volume des échanges s’accroit et pas seulement dans les matières premières. Il augmente pour les produits agricoles et industriels. De manière générale, la Russie exporte davantage de produits agricoles dans le monde que d’armements. »

Le président russe a également promis de poursuivre sa politique d’effacement de la dette. Un point-clé de la stratégie russe de Moscou déjà utilisé ces dernières années pour négocier en échange des contrats d’armements ou dans le nucléaire civile.

Mais Moscou a, bien sûr, d’autres ambitions sur le continent africain. On a beaucoup parlé ces deux dernières années de la présence de mercenaires russes dans certains pays, de l’arrivée d’armes et de conseillers militaires en République centrafricaine. Une éruption qui a surpris et inquiété certains pays, comme la France. Pour Moscou, c’est du moins le discours qui est tenu ici, c’est d’abord l’économie qui se trouve au cœur des ambitions russes et ce marché africain destiné à croître dans les prochaines décennies.

Avec ce sommet, nous avons voulu envoyer un signal très fort pour dire que la Russie coopérera activement avec les États africains. Et ils sont intéressés. On le voit. Ils perçoivent la Russie comme une possible alternative à la fois aux États occidentaux, mais aussi aux autres acteurs plus récents qui opèrent actuellement sur le continent africain.

Irina Abramova

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