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Brexit / Roayume-Uni

Brexit: le soutien déterminant du Labour à la tenue d'élections anticipées

Le Premier ministre britannique Boris Johnson au Parlement à Londres le 28 octobre 2019.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson au Parlement à Londres le 28 octobre 2019. Parliament TV via REUTERS

Des élections anticipées se profilent au Royaume-Uni après le ralliement de dernière minute du Labour ce mardi 29 octobre. Le court projet de loi présenté par Boris Johnson doit être adopté ce mardi avec le soutien de la majorité du Parlement.

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

C’est la détermination des libéraux-démocrates et du SNP écossais qui aura eu raison des réticences travaillistes. Ces deux partis d’opposition ont indiqué dès lundi qu’ils voteraient en faveur du court projet de loi présenté par le gouvernement après la promesse de Boris Johnson de geler l’examen de son accord de Brexit et d’être flexible sur la date du scrutin qui pourrait maintenant se tenir le mercredi 11 décembre.

Le gouvernement n’ayant besoin que d’une simple majorité pour faire adopter cette loi, le vote des travaillistes n’était plus décisif. Surtout, le parti de Jeremy Corbyn qui réclame depuis longtemps des élections générales, se retrouvait le seul à refuser d’aller aux urnes.

« Nous sommes prêts pour les élections. Nous avons un message pour transformer notre société pour en finir avec les inégalités et l’injustice et affronter le problème de la pauvreté qui touche tant de gens, a déclaré Jeremy Corbyn. On a toujours dit qu’on voulait une élection : on veut une élection. Mais nous ne voulions pas risquer un no deal, une sortie sans accord, et nous avons l’assurance des 28. Nous allons entrer en campagne, unis, totalement déterminés à gagner chaque partie de ce pays avec tous les membres de mon cabinet fantôme et tous les militants pour porter un message d’espoir qui n’existe pas avec ce gouvernement. »

Un pari risqué

Néanmoins, ce scrutin est un pari risqué. Il sera dominé par le sujet du Brexit et se tiendra en plein hiver lorsque les journées sont froides et courtes, à quelques jours de Noël. Au sein des différents partis, les avis sont divisés. Côté Labour, le cercle proche de Jeremy Corbyn est persuadé qu’il peut réitérer la très bonne campagne de 2017 et prendre Boris Johnson à son propre piège, mais face à des sondages extrêmement défavorables actuellement à leur leader, d’autres députés travaillistes craignent, eux, que ce scrutin soit une énorme erreur.

Enfin, pour Boris Johnson non plus ce scrutin n’est pas sans danger. Il part en campagne après avoir spectaculairement échoué à quitter l’UE le 31 octobre coûte que coûte. Un échec dont ne pas manquer de se servir contre lui le parti du Brexit de Nigel Farage.

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